L'année tire à sa fin, la saison est finie, le repos annuel aussi. Hein? Quoi?
Oui, oui, ça fait déjà deux semaines que j'ai couru mon demi marathon, ma dernière course de 2014. J'ai pris mon repos annuel, j'ai été donner du sang (timing de feu) sans trop affecter mon entraînement et je suis maintenant prête à recommencer.
Rcommencer. Comment? J'ai toujours un petit vide sportif après une course importante. Je réévalue mes objectifs et je suis en quête d'un nouveau but intéressant, d'un nouveau projet emballant. C'est là que l'Équipe Formidable est arrivée dans le décor.
On m'a proposé de faire partie de ce projet, qui a éé mis sur pied en vue de la Fin de semaine des courses Tamarack d'Ottawa (TORW, l'acronyme anglais, pour les intimes). Pourquoi pas? J'ai donc dit oui. Je fais maintenant partie des 20 coureurs de l'Équipe Formidable et je prendrai part du demi-marathon. Notre mission? Encourager les coureurs qui se seront inscrits à Ottawa cette année en publiant régulièrement des nouvelles de notre entraînement et en gardant le niveau de motivation bien ancré au plafond.
Je suis fière de pouvoir dire que je fais partie d'un tel projet. Je ne suis peut-être pas rapide, je ne cours peut-être pas un demi en moins de deux heures, mais mon but, c'est de montrer que peu importe le chrono, il est possible de franchir la ligne d'arrivée avec le sourire et de ressentir une immense fierté d'avoir couru une telle distance.
Restez branchés sur mon compte Instagram et sur mon compte Twitter pour suivre mon entraînement au jour le jour!
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vendredi 5 décembre 2014
jeudi 6 mars 2014
Ça ne va pas toujours comme on le voudrait
Des bad lucks, ça arrive. Depuis le début de l'hiver, j'avais les mollets en pain après 2-3 kilomètres de course. J'ai pensé que c'était la neige, ou bien les nouveaux souliers d'hiver. J'ai pensé que ça passerait et que je pourrais rocker ma course du 15 février. Ben non.
Je me suis présentée à la ligne de départ un peu découragée, mais déterminée à m'amuser. Je n'étais pas prête à me pousser comme je l'aurais voulu. Je n'ai pas pu accumuler assez de kilométrage pour espérer faire ça en une heure. Alors mode touriste me convenait. J'avais fait la paix avec ça et je n'allais pas m'auto-flageller de honte. Anyway, un course le lendemain d'une tempête de neige, c'est pas le setting idéal pour battre des records. Je pars donc sans ma Garmin.
Fait que je pars, toute contente. Ça va tellement bien, que je suis le lapin de 1h10. Ça va tellement bien que rendue au troisième kilomètre, je dois arrêter. De même, là. J'ai l'impression que les mollets vont me fendre. Ça fait mauditement mal. Je marche, ça se tasse. Je repars et je fais même pas un kilomètre de plus, LA MÊME CHOSE! Là, ça va faire. Je me fais dépasser par deux lapins, un paquet de monde, je me dis "Ça y est, je vais finir ça en 1h25, faire mon pire temps à vie, BOUHOUHOU". J'ai pas ma montre, alors je n'ai aucun repaire. Le stress, toi...
D'habitude, la douleur se présentait et repartait graduellement. Donc j'ai juste à tougher, hein? Alors je tough, comme une championne. Marche, course, marche, course, shit, la côte de la Petite Caroline... J'ai pris mon courage à deux mains. L'inclinaison était vraiment moins pire que la côte Vincent-d'Indy, là où je fais mes hill repeats. Mes mollets vont mieux, je me dis que je pourrais tenter de la monter lentement pour m'assurer que la douleur ne revient pas. Je suis donc un petit monsieur pas trop rapide et je le talonne.
Sauf que y'a pas trop rapide pis lent. Coudonc, c'est VRAIMENT lent, je pourrais pousser plus, ce que je décide de faire. Et là, je clanche la maudite côte. De même, je cours, je dépasse quasiment tous ceux qui m'ont dépassée quand mes salauds de mollets ont décidé de me lâcher. Je n'arrête pas. Je continue et ça va bien, je finis par arriver en haut et... ben je fly. Je ne sais pas du tout à quelle vitesse je vais, mais je vais vite et ça va encore bien. Je vais tellement vite, que je rattrape mon retard et je finis en 1h09. J'ai marché un total de 3 kilomètres sur 10. Mes maudits mollets sales m'ont coûté près de 8 minutes! Calculez ça, voir, 1h09 moins 8 minutes. Ça fait 1h01. J'aurais pu le faire.
Se trouve que le mal de mollets, c'était juste des points-gachette vraiment récalcitrants. Rien qu'un bon petit coup de foam roller n'aurait pu régler. Je ne le savais pas. Maintenant, je le sais. J'ai mal géré ma douleur, j'aurais dû aller chez le chiro plus tôt et j'ai payé pour. Mais je ne me décourage pas pour autant, parce que je sais maintenant que je suis capable de le faire.
mercredi 11 décembre 2013
Retour sur mes 21.1 kilomètres
En premier, j'aimerais juste faire une parenthèse et parler un peu de mon 10km du mois d'août. Les Vergers, là.
C'est honnêtement la course la plus dure que j'ai faite de toute ma vie, mais aussi la meilleure. Oui, j'ai marché, mais j'ai tout de même fait mon meilleur temps. J'ai l'intention de la refaire l'an prochain avec l'entraînement en fonction des côtes de FOU.
Donc, le demi.
Je dois avouer que l'expérience d'un demi-marathon a été complètement renversante. Du premier jour d'entraînement à la ligne d'arrivée, j'ai vécu des montagnes russes d'émotion, j'ai dû contourner certains problèmes et j'ai aussi dû m'endurcir le mental. Mais je le ferais à nouveau. N'importe quand. J'ai dû réviser un peu ma stratégie d'entraînement en raison de certaines blessures, mais tout s,est relativement bien déroulé. J'étais enrhumée le jour de la course, mais rien de bien dramatique. J'ai décidé de suivre le lapin de 2h30, pour me donner du lousse, pour finir sur mes deux jambes, sans vomi (ahah!). On allait courir à 7 minutes/kilomètre, avec break de marche à chaque point d'eau. Ça m'allait, d'autant plus que j'ai remarqué que la marche m'aidait à mieux récupérer pour mieux repartir.
Alors, ce matin-là, il pleuvait. À boire debout. Il fait froid, c'est sombre et on attend, tassés comme des sardines, à l'intérieur d'un centre communautaire. Bien entendu, j'étais stressée. Il y en a qui disent que je me stresse pour pas mal de choses qui ne devraient pas me stresser, alors la nervosité, c'était à prévoir. Je me suis cependant surprise à penser, avant le départ, que ça serait bien qu'on parte là, là, get it over with et qu'on n'en parle plus. Je crois que c'est ce qui m'a le plus marquée. J'ai adoré le parcours, l'entraînement, la préparation, mais j'avais juste hâte d'en finir et que cette fameuse course soit derrière moi.
J'ai vraiment eu du plaisir tout le long. Parfois on déconnait, parce que hey! deux heures et demie de course, c'est long longtemps, fallait bien passer le temps. Aussi bien rire un peu! Et comme la température était dégueulasse, pour le paysage, on repassera. Par contre, j'étais bien habillée, je n'ai eu ni chaud, ni froid. Félicitations madame, z'aviez bien prévu votre affaire. Alors, pour vous montrer que je n'étais pas à l'agonie durant 21.1 kilomètres, voici ma bette bien souriante, à la mi-parcours. J'étais bien-sûr accompagnée du lapin et de deux joyeux drilles avec qui j'ai bien aimé courir.
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| Les gens du 2h30 |
Je n'ai pas grand chose d'autre à dire sur le parcours, si ce n'est que ça s'est vraiment mieux passé que je pensais, mis à part pour le dernier kilomètre. J'ai un problème de grand dentelé récalcitrant et j'avais tellement mal aux côtes que j'ai dû marcher près de 500 mètres. Mais ça aura valu la peine. Geneviève m'attendait à l'arrivée, en me pointant le tapis, pour être bien sûre que je ne rate pas la giga-arche. J'étais contente de voir un visage connu, parce que franchement, j'étais vidée. De tous mes photo-finish de course, celui-là est le meilleur. Je me foutais bien du temps affiché sur ma Garmin, c'était fini et j'étais soulagée.
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| Soulagée et heureuse d'avoir fini |
J'ai été vraiment contente de voir des quartiers d'orange (l'agent anti-mal de coeur par excellence dans mon cas) et du lait au chocolat (gâterie suprême) juste après l'arrivée. On avait aussi du chili et de la bière (sauf que la bière, j'ai laissé ça à d'autres), du pain, du pudding chômeur, du jus, du café, name it. Vraiment, Fred et son équipe ont fait une job exemplaire malgré tout ce que les chialeux auront à dire. Et puis ils ont prévu des couvertures d'alu, pour un look restant de pizza vraiment classy. Au moins, on n'avait pas froid! J'avais prévu des vêtements secs (maudite bonne idée) et j'ai pu aller me changer vite vite pour être un peu plus à mon aise. Du mérinos mouillé, ça a beau être chaud, il n'est écrit nulle part que c'est supposé être confortable.
Après réflexion, j'ai décidé que mon prochain objectif serait 10 km en une heure. Je suis due pour un objectif "audacieux" (Personne ne va dire qu'une heure pour 10 km est audacieux. C'est très banal, sauf que pour moi, ce l'est), alors let's go. J'ai deux mois pour y parvenir, ma course étant le 15 février, et jusqu'à maintenant, ça va bien. Oui, bon, j'ai chialé un peu quand mon entraîneur m'a dit que je pourrais arriver à faire 5 km en bas de 30 minutes bientôt. J'ai chialé pour rien, bon. Je l'ai fait et puis je suis prête à travailler vraiment fort pour finir en bas de 60 minutes. Checkez-moi ben aller.
lundi 26 août 2013
Val vs DDO : La revanche
Mercredi passé, j'ai décidé de régler quelque chose avec le 5km Endurance à Dollard-des-Ormeaux.
J'y suis donc allée avec le Monsieur, pour pouvoir enfin laisser l'épisode du vomi-de-fin-de-course derrière moi.
Je suis partie en flèche, trois beaux splits variant entre 5:50 et 6:00 et puis ZE point de côté a fait son apparition. Sous les côtes, là où je ne peux pas aller le chercher. Ça me faisait ça depuis quelques jours, chaque fois que je courais, mais là, c'était juste pire. Paralysant à souhait.
J'ai fini en 32:06, en alternant course et marche. Merci au tata qui m'a dépassée en disant que je devrais laisser faire le "marchage", que j'aurais en masse le temps de me reposer à l'arrivée. J'aurais dû lui faire une jambette.
Je suis satisfaite de l'ensemble de ma course, puisque j'ai fait de mon mieux avec les circonstances et que j'ai fait quand même onze minutes de moins que l'an passé. C'est toute une évolution! En plus, ça me permet d'espérer pouvoir faire 5km en moins de 30 minutes très bientôt... C'est d'ailleurs mon prochain objectif, après le demi-marathon. Stay tuned pour le récit de mon plus récent 10km.
jeudi 1 août 2013
Briser la glace - Courir avec les Pélicans
Hier, je suis allée courir en groupe pour la première fois, avec les Pélicans de Rosemont. J'ai reçu une grande leçon d'humilité, de même qu'un coup de pied au derrière pour continuer.
Tout d'abord, je suis lente. Pas juste lente, mais lente, lente. Ça fait un an et demi que je cours et j'en suis à un rythme tempo maximal de 6:50/km sur 5km lors des bonnes journées, sinon ça tourne plus autour de 7:00-7:15 en tempo. Sans parler de mes longues sorties qui se font à 7:30m/km. Bref, je suis lente.
Ensuite, courir en groupe m'intimide. Étant lente, je finis toujours en queue de peloton ou à un kilomètre dudit peloton. Encourageant, n'est-ce pas? Ça donne envie, c'est fou!
Je ne savais pas à quoi m'attendre. On m'avait parlé d'entraînement par intervalles, de plyométrie, de trucs que je connais, quoi. Je me pointe donc là, hyper nerveuse et je commence l'entraînement. Et je craque. Et je braille comme une madeleine, parce que je suis ENCORE la dernière, parce que je suis la lente du groupe, comme je l'ai toujours été. Après un petit talk avec Éric, je me relève et je continue, avec la larme à l'oeil et la morve au nez. Parce que l'on se relève toujours, right?
Et parce que l'on finit ce que l'on commence.
Finalement, je l'ai fait quatre fois, là côte du parc du Pélican. Cinq fois si on compte la boucle de la fin. Je me suis dit que je ne me laisserais pas abattre et que si j'étais tannée d'être dernière, je pouvais faire tout en mon pouvoir pour changer ça.
À la semaine prochaine, les Pélicans!
samedi 6 juillet 2013
Pense avant de dire oui.
Méchant bon conseil que j'aurais dû suivre.
Mon entraîneur: "Fait que ton demi-test, c'est février?"
Moi: "Ouin... Je pense. Je sais pas.
-T'en aurais pas un avant? Courir au froid, avec possibilité de neige, c'est pas idéal. Penses-y. Y'a pas quelque chose en novembre ou début décembre?
-Ben, oui, mais je suis pas sûre, j'ai du temps de lousse, si je double pas les semaines du programme?
-Oui, on a un mois de lousse. Come on, t'es capable. C'est quoi la course?
-Une course gourmande, le demi-marathon des micro-brasseries... Wait, j'ai dit micro-brasseries? Comme dans bière? Je veux bien courir, dans ce cas."
Ça fait quatre jours que je me demande dans quoi je me suis embarquée. Trois jours que je me demande si je vais regretter de m'être inscrite au demi-marathon plus tôt que prévu.
M'enfin, c'est fait, c'est fait.
Mon entraîneur: "Fait que ton demi-test, c'est février?"
Moi: "Ouin... Je pense. Je sais pas.
-T'en aurais pas un avant? Courir au froid, avec possibilité de neige, c'est pas idéal. Penses-y. Y'a pas quelque chose en novembre ou début décembre?
-Ben, oui, mais je suis pas sûre, j'ai du temps de lousse, si je double pas les semaines du programme?
-Oui, on a un mois de lousse. Come on, t'es capable. C'est quoi la course?
-Une course gourmande, le demi-marathon des micro-brasseries... Wait, j'ai dit micro-brasseries? Comme dans bière? Je veux bien courir, dans ce cas."
Ça fait quatre jours que je me demande dans quoi je me suis embarquée. Trois jours que je me demande si je vais regretter de m'être inscrite au demi-marathon plus tôt que prévu.
M'enfin, c'est fait, c'est fait.
vendredi 14 juin 2013
21.1
Ai-je vraiment besoin de spécifier de quoi il s'agit?
Ça fait maintenant six semaines que je m'entraîne pour un demi-marathon. Avec un plan strict et tout et tout, là. Un truc sur papier, avec un entraîneur qui me suit aux deux semaines, oui, oui!
Tout ça a commencé quand Geneviève m'a envoyé, par Twitter, le lien vers le site web du Space Coast Marathon and Half Marathon. «Ah, chouette, me dis-je, une course à thème spatial... Peut-être y a-t-il un 10km?» Eh bien non. Pas de 10km. C'est soit le marathon, soit le demi-marathon. Eh baptême! On ne peut pas dire non à une course AWESOME comme celle-là. Alors j'ai pris la décision de m'entraîner pour un demi-marathon. Maintenant. Là. Pour décembre 2014. Trop d'avance, je sais, mais connaissant ma tendance à la périostite, j'ai décidé de me laisser le temps qu'il faut (incluant le temps de faire un demi-test) pour réussir tout ça.
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| Nous pourrons admirer le lever de soleil et le magnifique paysage le long de l'Indian River. |
Il y a, bien-sûr, de l'argent à économiser, puisque je compte rester en Floride une semaine pour prendre un peu de soleil à la fin novembre. Je dirais que retarder la déprime d'hiver avec une bonne dose de vitamine D naturelle est vraiment un excellent plan.
Les cinq prochaines éditions de cette course (à partir de décembre 2013, donc) sont sous le thème du programme de navettes spatiales. Chaque année est dédiée à une navette en particulier et 2014 célébrera Challenger. Malgré le destin funeste de l'engin et de son équipage, je ne crois pas que cette course me portera malheur (je ne suis pas superstitieuse), mais je la vois plutôt comme un moyen de rendre hommage à des gens exceptionnels qui ont péri en rendant service à la science et ça, ça m'émeut et me motive.
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| C'est de ça que la médaille aura l'air. |
Alors. C'est la décision que j'ai prise il y a de ça maintenant deux mois. L'entraînement va très bien, malgré mon horaire chargé. Je ressens déjà quelques changements, comme une amélioration de mon pace sur 4-5km, les entraînements sur 6-7km se font comme un charme, alors que c'était très difficile avant. Je suis confiante de pouvoir y arriver, puisque je suis bien entourée et que la motivation y est. Je dois, en plus d'augmenter ma force musculaire, perdre 4% de masse grasse, question d'améliorer mes performances. Dans mon cas, on parle de 10 livres de gras. Ça ne sera pas facile, mais avec l'encadrement dont je bénéficie, je suis certaine que ça va se faire relativement rapidement.
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vendredi 31 mai 2013
Coopération corporelle
On est partis pour Ottawa le 25 mai au matin. Le temps était gris et il faisait drôlement froid. La 417 allait être longue... J'ai passé les 20 premières minutes du trajet avec de la glace sur la patte droite, question de finir ma job de domptage de tibia.
Fait que les deux heures de trajet ont fini par passer et on est débarqués au 55 Colonel By, pour aller chercher nos dossards. Je ne savais même pas encore si j'allais être en mesure de courir ce soir-là, c'est bien pour dire. On a aussi passé DEUX HEURES à attendre en file pour avoir la clé de notre chambre aux résidences universitaires. C'était pénible, j'avais faim et j'étais fatiguée. Le Monsieur était rendu au point où il en avait ras-le-bol de m'entendre répéter que j'avais mal au coeeeeeeur, parce que j'avais siiiiiiiiiiii faim... Inutile de vous dire la première chose que j'ai faite après avoir garroché mes affaires sur le lit.
J'ai pris le temps de remettre de la glace pour 20 minutes et de faire une sieste. Je voulais être au sommet de ma forme, en mettant toutes les chances de mon côté pour réussir à courir. Je me suis appliquée à faire un taping si beau, que mon chiro en aurait pleuré de joie! J'étais prête. La fuel belt était pleine de Gatorade, mes jambes, de tape et ma tête, de détermination. Ça allait bien aller. La seule chose qui pouvait compliquer les choses était ma périostite. Le reste était sous contrôle, j'avias bien mangé durant les jours précédents, j'étais bien reposée et j'avais bien géré mon hydratation. il ne restait plus qu'à prendre le départ. Je me souviens clairement avoir avancé la tête haute et le pas sûr vers la ligne de départ, et d'avoir pris mon envol quelques secondes après y avoir posé le pied. C'était parti.
Kilomètre 1: J'ai fait attention à ma foulée, je me suis trouvé un lapin de fortune, puisqu'il n'y en avait même pas pour mon temps prévu. C'était un homme d'une quarantaine d'année, qui devait faire ça pour la première fois, mais qui courait à la bonne vitesse. Je me suis dit que ça durerait le temps que ça durerait, histoire de me partir à un rythme convenable.
Kilomètre 2: Oups, le lapin s'est arrêté. Parti trop vite, je suppose. J'ai tenté (vainement) de m'en trouver un autre, jusqu'à ce que je décide de me faire confiance et de setter mon propre pace, ce qui a été un succès jusqu'à la fin.
Kilomètre 3: Je courais depuis 22 minutes environ. Tout allait bien, le seuil critique tait passé, je n'aavais AUCUNE douleur, je pouvais donc continuer la course. YEAH!
Kilomètres 4-5-6: Méga bouchon au ravito, ça a ralenti! Je n'avais besoin de rien, je préfèrais gérer avec ma fuel belt, parce que j'avais la bonne quantité de liquide. On a croisé une équipe d'ambulanciers avec une dame qui a dû abandonner la course et mon coeur s'est serré. Elle était blessée.
Kilomètre 7 : Arg, ze down. Business as usual, ça va revenir.
Kilomètre 8 : Une madame m'a crié que j'avais de beaux bas (de compression, d'un magnifique rose nénane). Ça m'a vraiment donné le goût de rire. C'est vrai en plus qu'ils sont beaux, mes bas!
Kilomètre 9: Baof, on commence à se foutre d'être mort, quand il n'en reste qu'un seul, je suppose. Ce dernier kilomètre s'est bien passé. J'ai voulu pousser vers la fin, mais le mal de coeur s'est pointé, j'ai dû ralentir et j'ai fini en 1:16:01.
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| Une autre médaille à ma collection |
Pas pire pour une fille qui boitait quatre jours avant, hein? J'en ai déduit que c'était le stress. Deux jours après la course, je suis allée voir le chiro, qui m'a légèrement ri dans la face en me tâtant la jambe. "Ben là, Val, t'as presque plus rien!"
Ouais. Tout ça pour presque plus rien.
vendredi 24 mai 2013
Alerte au tibia déficient
Fidèle à moi-même, j'ai aggravé une blessure en pratiquant un autre sport, que je pensais inoffensif. J'ai donc encore plus mal au périoste, depuis que j'ai fait 21 kilomètres de vélo lundi passé. Je suis allée voir le chiro mercredi après-midi, c'était vraiment douloureux. J'en ai des bleus tout le long du tibia droit. Ça a cependant beaucoup aidé, mais peut-être pas assez pour me permettre un 10 km samedi.
On me dit d'essayer à un pace assez lent, genre 8:00-8:30/km, d'arrêter si j'ai mal, de marcher pour le reste. Ça semble être un bon compromis. Si je ne me sens pas bien demain, il se peut même que je doive éviter de prendre le départ.
On verra comment ça évolue. Pour le moment, j'en suis à l'onguent Traumeel, aux jambières de compression et à la glace. Ça a l'air de ça (Oui, mes jambières sont rose nénane!):
Fait qu'on va savoir demain. Je me donne jusqu'à 30 minutes avant la course pour décider. Wish me luck.
mercredi 1 mai 2013
Une session, un déménagement et 10km plus tard
Ouais ben, finalement, la session d'hiver était rough. J'ai travaillé fort et négligé ma vie sociale et mes écrits. Mais ça va, hein. J'ai des notes convenables et j'ai continué à courir.
Courir, parce que j'avais 10km au mois de février. Je pensais ne jamais être prête. J'ai été malade, je me suis blessée, j'ai slacké l'entraînement et je me suis retrouvée, trois semaines avant ma course, à paniquer parce que je n'étais pas prête. C'est là que j'ai eu l'idée du plan de marde le plus prodigieux ever, c'est à dire que je continuerais l'entraînement là où j'étais rendue et que le jour de la course, je courrais du mieux que je peux et que je finirais bien par finir. J'ai lâché mes objectifs de temps et je me suis concentrée sur l'endurance. De toute façon, c'était pas comme si j'avais réellement pu me fixer un objectif à atteindre, c'était mon premier.
Fait que je suis arrivée à Ottawa le 16 février dernier, avec ben du stress dans le bedon. On a été, le Monsieur et moi, chercher nos petits kits de course. Lui, il était bien content. Moi, j'avais juste envie de vomir. Ça partait mal, là, que je me disais. J'ai essayé de me convaincre, durant tout le reste de la journée, que j'allais avoir du fun, qu'on s'en sacrait, du chrono... Tout en me disant que j'aimerais bien ça finir en 1h20 gros max. J'ai quand même un peu d'orgueil.
Courir, parce que j'avais 10km au mois de février. Je pensais ne jamais être prête. J'ai été malade, je me suis blessée, j'ai slacké l'entraînement et je me suis retrouvée, trois semaines avant ma course, à paniquer parce que je n'étais pas prête. C'est là que j'ai eu l'idée du plan de marde le plus prodigieux ever, c'est à dire que je continuerais l'entraînement là où j'étais rendue et que le jour de la course, je courrais du mieux que je peux et que je finirais bien par finir. J'ai lâché mes objectifs de temps et je me suis concentrée sur l'endurance. De toute façon, c'était pas comme si j'avais réellement pu me fixer un objectif à atteindre, c'était mon premier.
Fait que je suis arrivée à Ottawa le 16 février dernier, avec ben du stress dans le bedon. On a été, le Monsieur et moi, chercher nos petits kits de course. Lui, il était bien content. Moi, j'avais juste envie de vomir. Ça partait mal, là, que je me disais. J'ai essayé de me convaincre, durant tout le reste de la journée, que j'allais avoir du fun, qu'on s'en sacrait, du chrono... Tout en me disant que j'aimerais bien ça finir en 1h20 gros max. J'ai quand même un peu d'orgueil.
Fait que c'est ça. Shit got real.
Alors on fast forward jusqu'au lendemain, on s'est levés à 5 heures... On regarde la température et on déchante vraiment gros. Ben oui, toi, ma seule course d'hiver, mon premier 10km, allait se passer à -29°C. C'est tu pas merveilleux. Non seulement j'allais devoir courir le double de ma distance habituelle, mais je devais aussi gérer le double de la distance habituelle à deux fois moins que la température habituelle. AHAHAHAHAH. Not.
Je sais pas par quel mirable j'ai réussi à ingérer un déjeûner potable, mais c'est rentré et c'est pas ressorti. J'étais nerveuse. Angoissée. J'essayais vraiment de me convaincre de ne pas m'en faire. HAH! Comme si ça fonctionnait vraiment, ce genre d'affaire-là. Enfin, on est sortis prendre l'autobus (on a eu la brillante idée de ne pas prendre la voiture. Vraiment un bon move) dans le froid ottavien vers les 6 heures. Ouais, c'est tôt pour un dimanche matin. On était au milieu de nulle part et on se gelait les fesses solidement, comme en témoigne la photo suivante...
Climat tropical
Le départ du Winterman avait lieu au Musée Canadien de la Guerre et au lieu d'un petit fusil ou d'un klaxon, nous avons eu droit à un coup de canon de l'armée. On peut pas vraiment avoir plus badass. En plus, pas de décompte. Juste un coup de canon pour faire sursauter tout le monde. Et là, le déclic. Ça allait être le fun, et j'allais considérer ça comme un gros party de course d'irréductibles pour qui ça prenait bien plus qu'un peu de froid pour les empêcher de courir. WOAH et quel party! J'étais en forme, j'avais du plaisir et la vue était pas mal du tout. Le parcours consistait en deux boucles de 5km chacune, ce qui aurait pu me décourager. Au contraire! Je savais à quoi m'attendre pour la deuxième et j'ai ainsi pu conserver mon énergie pour la dernière montée. J'ai fini avec un temps de 1h15, cinq minutes de moins que ce que je m'étais fixé comme seuil psychologique.
Ce fut, somme toute, une expérience formidable. J'étais vraiment fière de l'avoir terminé et d'avoir eu la force de ne pas abandonner. Je regrette d'avoir attendu pour en parler ici, j'aurais aimé avoir le temps de le faire alors que c'était encore tout frais dans ma tête, mais les travaux scolaires et le déménagement ont contribué au retard.
J'ai une autre expérience de course à raconter, mais ça, ça sera pour une prochaine fois. Pas dans trois mois, promis.
mercredi 5 décembre 2012
Mamie a fini
J'ai fini mon foulard.
J'en suis venue à bout, après avoir pesté contre les fils qui dépassaient et mon incapacité à les cacher comme il faut. Je le porte donc fièrement, parce que ça serait cave de ne pas exhiber le fruit de mon dur labeur.
J'ai aussi commencé un autre projet, que j'avais mentionné la dernière fois. Je vais par contre manquer de laine très bientôt et je devrai aller faire provision chez Effiloché, sur la Plaza St-Hubert. Quel dommage, je devrai aller me régaler des yeux dans le temps de la laine. J'ai vu pire comme supplice. En plus, la confiserie Oscar est à quelques pas seulement, j'en profiterai pour acheter du thé pour mes truffes au thé et au chocolat de Tanzanie.
En tout cas, la couverture fait penser à un granny square géant, crocheté à quatre brins. Je change um brin à chaque deux rangs, pour faire un dégradé. Jusqu'à maintenant, ça donne ça et je trouve le tout bien joli:
J'ai déjà la texture chunky des grosses mailles. Je trouve ça réconfortant, comme une bonne soupe, mettons. Lorsque j'aurai fini ma couverture, je m'attaquerai à un plus gros projet. Je vais faire une espèce de capuchon/foulard, qui n'est pas tout-à-fait un passe-montagne, ni un capuchon, ni un foulard. C'est comme un foulard infini qu'on peut ramener sur la tête. En tout cas, ça va être ben beau et ça va être tricoté en Brown Sheep laine/cachemire, et ça va avoir la couleur d'un beau pain d'épices. J'ai déjà hâte, ça va être chaud et doux ♥
Enfin, c'est tout pour les ouvrages en laine. Passons maintenant aux choses sérieuses, ma motivation. Ces temps-ci, j'ai tellement de la difficulté à me lever, le matin, c'est ridicule. Sauf lorsque je vais courir. Alors je me fais un point d'honneur de sortir un jour sur deux, pour bien me réveiller. J'y suis allée lundi et encore ce matin. Même distance, environ 5km. Mais mon temps! MON TEMPS! Ça diminue et je suis passée sous la barre des 35 minutes. WOU-AW. Je recommencerai aussi à augmenter ma distance d'un kilomètre à chaque deux semaines, à partir de dimanche, question de peut-être être prête pour le 17 février, je dis ça de même...
J'en suis venue à bout, après avoir pesté contre les fils qui dépassaient et mon incapacité à les cacher comme il faut. Je le porte donc fièrement, parce que ça serait cave de ne pas exhiber le fruit de mon dur labeur.
J'ai aussi commencé un autre projet, que j'avais mentionné la dernière fois. Je vais par contre manquer de laine très bientôt et je devrai aller faire provision chez Effiloché, sur la Plaza St-Hubert. Quel dommage, je devrai aller me régaler des yeux dans le temps de la laine. J'ai vu pire comme supplice. En plus, la confiserie Oscar est à quelques pas seulement, j'en profiterai pour acheter du thé pour mes truffes au thé et au chocolat de Tanzanie.
En tout cas, la couverture fait penser à un granny square géant, crocheté à quatre brins. Je change um brin à chaque deux rangs, pour faire un dégradé. Jusqu'à maintenant, ça donne ça et je trouve le tout bien joli:
J'ai déjà la texture chunky des grosses mailles. Je trouve ça réconfortant, comme une bonne soupe, mettons. Lorsque j'aurai fini ma couverture, je m'attaquerai à un plus gros projet. Je vais faire une espèce de capuchon/foulard, qui n'est pas tout-à-fait un passe-montagne, ni un capuchon, ni un foulard. C'est comme un foulard infini qu'on peut ramener sur la tête. En tout cas, ça va être ben beau et ça va être tricoté en Brown Sheep laine/cachemire, et ça va avoir la couleur d'un beau pain d'épices. J'ai déjà hâte, ça va être chaud et doux ♥
Enfin, c'est tout pour les ouvrages en laine. Passons maintenant aux choses sérieuses, ma motivation. Ces temps-ci, j'ai tellement de la difficulté à me lever, le matin, c'est ridicule. Sauf lorsque je vais courir. Alors je me fais un point d'honneur de sortir un jour sur deux, pour bien me réveiller. J'y suis allée lundi et encore ce matin. Même distance, environ 5km. Mais mon temps! MON TEMPS! Ça diminue et je suis passée sous la barre des 35 minutes. WOU-AW. Je recommencerai aussi à augmenter ma distance d'un kilomètre à chaque deux semaines, à partir de dimanche, question de peut-être être prête pour le 17 février, je dis ça de même...
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mercredi 28 novembre 2012
Crochet et adrénaline
J'avais promis que je reviendrais parler de ma première course toute seule et je ne l'ai pas fait, je m'en excuse. Enfin, je l'ai fait, et j'ai eu mon meilleur chrono de la saison.
J'avais tellement peur, que j'ai tenu la main de mon homme jusqu'à la ligne de départ. Le pauvre, il ne savait plus quoi faire pour me rassurer. J'ai eu mal au ventre durant tout le trajet pour se rendre au parc Maisonneuve et j'ai eu la tremblotte jusqu'au départ et probablement même après.
J'ai fini par franchir le premier kilomètre vraiment trop vite, en 6:30. Je savais que je ne pouvais pas maintenir le rythme, alors je me suis trouvé un lapin (merci, monsieur au chandail bleu!) et j'ai continué à un peu moins de 7:00/km, pour le reste du parcours. J'ai probablement été en mesure de pousser plus parce que j'étais seule et que j'avais personne à qui parler (!) pour m'essouffler davantage.
Il y avait aussi le vent et les feuilles. Je me suis surprise, durant quelques secondes, à fermer les yeux pour mieux sentir la brise. J'ai fini les cinq kilomètres en 35:05, en atteignant par le fait-même mon objectif pour cette année.
Et ensuite il y a eu l'augmentation de la distance parcourue jusqu'à 7.5 kilomètres et puis plus rien. Les antibiotiques, le rhume et la fatigue ont pris le dessus et m'ont mis K.O. durant trois semaines. J'ai recommencé à courir récemment, cinq kilomètres à la fois, avec un peu trop de marche à mon goût. Faudra se forcer si je veux être prête pour février.
Par contre, je me suis pas mal débrouillée en termes de divertissement, durant ce temps de repos forcé. Tout d'abord, j'ai presque fini mon foulard en granny squares, et ça ressemble à ceci:
Ça a l'air follement bon. Mais ça, on ne le saura pas avant le 1er janvier. Patience...
J'avais tellement peur, que j'ai tenu la main de mon homme jusqu'à la ligne de départ. Le pauvre, il ne savait plus quoi faire pour me rassurer. J'ai eu mal au ventre durant tout le trajet pour se rendre au parc Maisonneuve et j'ai eu la tremblotte jusqu'au départ et probablement même après.
J'ai fini par franchir le premier kilomètre vraiment trop vite, en 6:30. Je savais que je ne pouvais pas maintenir le rythme, alors je me suis trouvé un lapin (merci, monsieur au chandail bleu!) et j'ai continué à un peu moins de 7:00/km, pour le reste du parcours. J'ai probablement été en mesure de pousser plus parce que j'étais seule et que j'avais personne à qui parler (!) pour m'essouffler davantage.
Il y avait aussi le vent et les feuilles. Je me suis surprise, durant quelques secondes, à fermer les yeux pour mieux sentir la brise. J'ai fini les cinq kilomètres en 35:05, en atteignant par le fait-même mon objectif pour cette année.
Et ensuite il y a eu l'augmentation de la distance parcourue jusqu'à 7.5 kilomètres et puis plus rien. Les antibiotiques, le rhume et la fatigue ont pris le dessus et m'ont mis K.O. durant trois semaines. J'ai recommencé à courir récemment, cinq kilomètres à la fois, avec un peu trop de marche à mon goût. Faudra se forcer si je veux être prête pour février.
Par contre, je me suis pas mal débrouillée en termes de divertissement, durant ce temps de repos forcé. Tout d'abord, j'ai presque fini mon foulard en granny squares, et ça ressemble à ceci:
Il ne me reste qu'à camoufler les fils et à me faire une belle frange à chaque extrémité. Il s'agit de mon premier VRAI projet de crochet, et juste la perspective de le terminer me rend folle de joie. Mon prochain projet sera une jetée dans les tons de rouge, d'orange et de jaune, pour le salon. J'ai l'approbation du Monsieur, alors j'en profite.
J'ai aussi fait une excellente femme de maison de moi-même (mouin... mettons) et j'ai commencé ma popotte de Noël. Je suis vraiment contre toute forme de manifestation du temps des Fêtes avant le 1er décembre, mais quand on fait des gâteaux aux fruits confits, on n'a pas le choix, parce qu'il faut que ça soit fait au moins un mois avant la première dégustation, si on veut bien les imbiber d'alcool.
Alors dimanche passé, j'ai décidé de transformer la cuisine de mes parents en chantier et j'ai fait mes gâteaux sans les manquer. Ils sont suffisamment cuits, ont l'air vriament trop délicieux et surtout, sont inaccessibles pour les trente prochains jours. Pour mieux résister à la tentation, je les ai relégués aux oubliettes mis dans le réfrigérateur d'appoint de mes parents, loin de ma vue. Mais avant de les cacher, j'ai quand même pris une photo, pendant qu'ils cuisaient, alors voici:
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mercredi 17 octobre 2012
Voir plus grand
C'est après avoir 5km lors du Marathon de Montréal, que j'ai décidé qu'il était temps de voir plus grand. Mon temps n'a pas cessé de s'améliorer, me récupère de mieux en mieux après chaque course et j'éprouve de plus en plus de plaisir à participer à ce genre d'événement.
Alors je me lance et je m'entraîne pour un 10km.
J'en ai parlé à ma kiné et à mon chiro et les deux m'ont donné le go. Ma première course de 10km aura lieu le 17 février, à Ottawa. Ben oui, je suis téméraire de même, moi. en plein hiver, let's go! Se geler les fesses, c'est toujours un bon moyen de se motiver à continuer, de toute façon, alors autant commencer comme ça.
Dans un autre ordre d'idées, j'ai oublié de mentionner que mon prochain 5km serait on my own. Et pis ça me fait franchement peur. N'étant pas encore assez rapide pour suivre le peloton, je me retrouve souvent derrière tout le monde. D'habitude, Monsieur court avec moi, en soutient moral. Mais là, niet. Je serai toute seule, comme une grande, avec personne pour me motiver à continuer quand je bloque au troisième kilomètre. A-yo-ye.
Fait que je vais me prévoir de la musique, pour me donner un peu de courage quand je vais en manquer. Je pense me monter une playlist pas mal épique, pour me trouver swell d'être encore capable de courir à l'arrivée!
J'en reparlerai quand l'exploit aura été accompli.
Alors je me lance et je m'entraîne pour un 10km.
J'en ai parlé à ma kiné et à mon chiro et les deux m'ont donné le go. Ma première course de 10km aura lieu le 17 février, à Ottawa. Ben oui, je suis téméraire de même, moi. en plein hiver, let's go! Se geler les fesses, c'est toujours un bon moyen de se motiver à continuer, de toute façon, alors autant commencer comme ça.
Dans un autre ordre d'idées, j'ai oublié de mentionner que mon prochain 5km serait on my own. Et pis ça me fait franchement peur. N'étant pas encore assez rapide pour suivre le peloton, je me retrouve souvent derrière tout le monde. D'habitude, Monsieur court avec moi, en soutient moral. Mais là, niet. Je serai toute seule, comme une grande, avec personne pour me motiver à continuer quand je bloque au troisième kilomètre. A-yo-ye.
Fait que je vais me prévoir de la musique, pour me donner un peu de courage quand je vais en manquer. Je pense me monter une playlist pas mal épique, pour me trouver swell d'être encore capable de courir à l'arrivée!
J'en reparlerai quand l'exploit aura été accompli.
jeudi 4 octobre 2012
Parce que faut bien continuer
Pendant que j'ai quelques minutes de libres, entre deux bouchées de boulettes IKEA, j'ai pensé que je pourrais venir écrire un peu ici. Il s'en est passé, des choses, depuis mon dernier billet. Après une première course quand même assez hardcore, j'ai continué l'entraînement en vue de la Classique MEC du 2 septembre, à Longueuil. Celle-là, j'allais la courir avec mon copain. Bizarrement, malgré la nervosité, je me sentais en confiance. Je connaissais le parcours, puisque j'avais été courir là quelques fois déjà. Je me donnais la permission de marcher en cas de besoin et comme Hugo était là, j'étais rassurée, car je n'allais pas me retrouver seule en queue de peloton. Alors je me suis présentée là, à 8h, les deux tibias pleins de tape, parce que bien entendu, y'avait fallu que je me blesse quelques semaines avant ma course. T'sais, c'est ma luck, ça.
Fait qu'on est partis. J'étais derrière, comme j'avais anticipé, mais je n'étais pas seule. J'ai commencé mollo, j'ai fini par dépasser quatre ou cinq personnes, pour finir avec un beau temps de 38min 39sec. Ça, c'est cinq minutes de moins que ma course du mois d'août. C'est aussi moins que 40 minutes. Voici donc ma face de fille bien heureuse d'avoir fini sa course sans problème majeur.
Après cette course-là, j'ai encore repris l'entraînement, en vue du 5km du Marathon de Montréal, qui avait lieu le 23 septembre dernier. Fait que je me suis tapé des intervalles, pis des courses de 4-5km à la fois, le tout, accompagné des maux de coeur qui vont normalement avec. (Ouais, j'ai la fâcheuse manie de ne pas m'hydrater comme du monde... J'ai fini par régler le problème, mais dans le temps, j'le savions pas!) Bref, c'était un entraînement bien ordinaire, pas trop rough, idéal pour une petite distance. J'ai fini par me rendre jusqu'au 23 septembre sans me péter la gueule, ça c'est pas pire, non plus...
Le 23, je me suis réveillée avec des papillons dans l'estomac, pour faire changement. J'ai quand même réussi à ingurgiter une rôtie au beurre de peanuts et une demie banane, ce qui relève carrément de l'exploit. J'ai calé une bouteille de 250ml de Gatorade orange, sous le regard horrifié de mon homme (il déteste ça), et on est partis de chez lui dans la froidure du p'tit matin. J'avais les yeux p'tits, p'tits, p'tits, mais je me sentais prête. Je suis arrivée dans mon coral, la nervosité est tombée, et je savais que ça allait bien aller.
L'effet de foule m'a donné un sacré coup de pied aux fesses lorsque j'ai voulu abandonner, les bénévoles étaient super enthousiastes et les gens sur les trottoirs qui nous encourageaient ont créé une super ambiance de course. J'ai fini mon 5km en 36min 30sec exactement, sans nausées ni étourdissements. J'ai crashé en après-midi, j'étais vraiment fatiguée, j'ai fini par dormir un gros deux heures. Pour conclure, voici en prime ma face et celle de Hugo, alors qu'on chillait au Parc Lafontaine, après la course.
mercredi 1 août 2012
Révision d'objectifs et chiâlage vestimentaire
Donc, comme les blessures ne se guérissent pas au rythme souhaité, je dois réviser mes objectifs. Courir mon 5km en 35 minutes n'est pas réaliste compte tenu du fait que j'ai dû prendre une pause de course de TROIS semaines. Trois longues semaines qui furent un enfer sur terre, dois-je préciser. Je cours 5km en 42 minutes assez facilement (Lire: En n'ayant pas envie de mourir aux deux minutes), alors je crois que viser 39 minutes (Non, pas 40, quand même, 39...) est raisonnable et que ce sera possible à atteindre avant le 2 septembre. Oui, le 2, car je ferai la Classique MEC au parc Michel-Chartrand, à Longueuil, avant de me lancer et de compléter le 5km du Marathon de Montréal vingt jours plus tard.
Assez pour la révision d'objectifs. Passons maintenant aux choses sérieuses. Quelqu'un, sur Twitter, a fait un commentaire sur l'absence de poitrine des athlètes olympiques, ce qui m'a fait penser à la fameuse idée préconçue qui veut qu'une sportive ne fasse pas plus d'un bonnet B. Idée qui se reflète dans les vêtements adaptés au sport. Essayez-donc de trouver un soutien-gorge qui offre, justement, du soutien, pour un 34 DD, voir. C'est ça que je pensais, c'est rare comme de la marde de pape. Parce qu'on sait toutes qu'il faut 1- Soit être mince avec des seins de grosseur raisonnable (Moins de C) ou 2- Plus Size avec des seins qui frôle le 40G pour pouvoir aller acheter son stock chez Addition-Elle. Si ton tour de poitrine est dans le 34 et que tu fais du DD, t'es faite. Gutted. On n'a rien pour toi. Parce que si tu es mince et sportive, forcément, t'es pas supposée avoir de seins. C'est d'un ridicule!
C'est la même chose pour les maillots de bain de sport. Un maillot speedo, dos croisé, sans soutien à l'intérieur, ça ne me sert à RIEN. J'ai pas envie d'aller faire des longueurs en bikini fancy, je veux quelque chose de confortable afin d'éviter les euh, débordements, appelons-ça comme ça. Mais, semble-t-il, je ne fais pas partie de la clientèle cible.
Fait que, chers fabriquants de vêtements sport, si vous offriez quelque chose pour les filles comme moi qui veulent du confort et du soutien à un prix raisonnable, vous auriez mon argent, c'est clair. Mais jusqu'à maintenant, vous ne me rendez pas la tâche facile, c'est même plutôt difficile, de vous donner mon argent, vous n'avez pratiquement rien pour moi. Dommage.
Assez pour la révision d'objectifs. Passons maintenant aux choses sérieuses. Quelqu'un, sur Twitter, a fait un commentaire sur l'absence de poitrine des athlètes olympiques, ce qui m'a fait penser à la fameuse idée préconçue qui veut qu'une sportive ne fasse pas plus d'un bonnet B. Idée qui se reflète dans les vêtements adaptés au sport. Essayez-donc de trouver un soutien-gorge qui offre, justement, du soutien, pour un 34 DD, voir. C'est ça que je pensais, c'est rare comme de la marde de pape. Parce qu'on sait toutes qu'il faut 1- Soit être mince avec des seins de grosseur raisonnable (Moins de C) ou 2- Plus Size avec des seins qui frôle le 40G pour pouvoir aller acheter son stock chez Addition-Elle. Si ton tour de poitrine est dans le 34 et que tu fais du DD, t'es faite. Gutted. On n'a rien pour toi. Parce que si tu es mince et sportive, forcément, t'es pas supposée avoir de seins. C'est d'un ridicule!
C'est la même chose pour les maillots de bain de sport. Un maillot speedo, dos croisé, sans soutien à l'intérieur, ça ne me sert à RIEN. J'ai pas envie d'aller faire des longueurs en bikini fancy, je veux quelque chose de confortable afin d'éviter les euh, débordements, appelons-ça comme ça. Mais, semble-t-il, je ne fais pas partie de la clientèle cible.
Fait que, chers fabriquants de vêtements sport, si vous offriez quelque chose pour les filles comme moi qui veulent du confort et du soutien à un prix raisonnable, vous auriez mon argent, c'est clair. Mais jusqu'à maintenant, vous ne me rendez pas la tâche facile, c'est même plutôt difficile, de vous donner mon argent, vous n'avez pratiquement rien pour moi. Dommage.
lundi 23 juillet 2012
Comment se jinxer 101
Je suis le genre de fille qui ne court pas après le bus en gougounes, qui modère sa vitesse dans les escaliers et qui a compris qu'il y a toujours un métro qui va passer après celui que je vais manquer si je cours pas pour me garrocher dedans (Bon, ok, pas si c'est le dernier). Sauf que des fois, je me jinxe. J'me crois invincible, et je finis par me péter la gueule de manière pas chic du tout.
J'suis TELLEMENT bonne là-dedans, me jinxer. Tellement, que lorsque je décide, pour UNE fois, de monter les escaliers roulants parce que j'allais être en retard, je me pète la gueule solidement. Sérieusement, je ne me suis jamais blessée à ce point auparavant. Je me sentais FABULOUS, je revenais du gym, j'avais plein d'énergie et surtout, j'avais la capacité de les monter, les maudits escaliers. Et pis là, j'ai euh, comment dire, surestimé le coefficient de diminution de la marche, rendue en haut. J'ai pas levé la jambe assez haut et puis j'ai trébuché. Je suis tombée sur les genoux, avant que le bras gauche ne décide de me lâcher et me fasse lourdement tomber sur le côté, comme une éléphante qui s'écrase. Rendue-là, j'avais les genoux en sang et l'orgueil ben bas... Mon coude gauche était aussi hors d'usage et un hématome multicolore était en cours de formation sur mon bras droit. Chic.
En plus d'avoir eu à endurer un paquet de jokes pas drôles de femme battue, j'ai eu à clopiner jusque chez mon chiro, un mardi matin, avec un genou qui refusait de déplier (le salaud) et un coude enflé. Que du bonheur. fait que je rentre là, pour me faire dire de prendre ça chill pendant une semaine et de me tenir sage comme une image. Une image, ça court pas. Ça veut dire que je suis clouée à mon sofa, ça, hein? Ouais, c'est ce que ça veut dire. Mais c'est pas tout! On arrive au coude, là, le coude enflé qui fait mal même quand j'y touche pas. Il se trouve que j'avais déjà une tendinite là avant de tomber et que j'ai probablement empiré mon cas lors de ma chute. Fait que BAM! congé forcé de gym pour 3 semaines. Pas le droit de rien soulever. Iiiiiih, ça va être le fun.
Tout ça pour dire que je trouve le temps long. Si j'avais été sage comme j'en ai l'habitude, je ne me serais pas fait mal et je pourrais aller faire du sport. Mais non. alors je vais passer mes vacances à écrire, à faire du crochet avec ma main valide et à pester contre ma jambe qui élance. Bra-vo.
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lundi 16 juillet 2012
Les trente premières
Au tout début, mes sorties de course se résumaient à un difficile 15 minutes dans les rues du voisinage et puis à quelques centaines de mètres de marche, pour récupérer. Maintenant que je me sais capable de dépasser la barre des 30 minutes, un problème survient à chaque fois, lorsque je cours seule. Le temps devient long. Je trouve laborieux de continuer après une demie-heure. Lorsque je cours avec des gens, je n'ai pas ce problème, puisque souvent, on arrive à converser un peu, malgré l'effort, mais seule, c'est inévitable. On dirait que malgré que mon corps soit en mesure de continuer, le mental, lui, bloque. J'ai beau écouter de la musique, passer en revue mes problèmes et leur trouver des solutions, me concentrer sur la sensation de mes semelles sur le sol, après un certain temps, je n'ai plus rien pour occuper mes pensées et continuer devient très pénible. On dirait qu'une sorte de lassitude s'installe pour m'empêcher de continuer.
Et ça me fait peur.
Cinq kilomètres en plus ou moins 35 minutes est mon objectif pour cette année. À la limite, je peux me pousser assez pour endurer les cinq dernières minutes. Sauf que lorsque j'en serai rendue à des sorties de 7-8 kilomètres (objectif à moyen-terme, disons un an?), j'ai peur de me démotiver.
Je me demande donc si c'est normal, si ça va perdurer ou si ça va se régler avec le temps. Sinon, s'il y a un moyen de passer par-dessus cette lassitude du trente minutes...
Et ça me fait peur.
Cinq kilomètres en plus ou moins 35 minutes est mon objectif pour cette année. À la limite, je peux me pousser assez pour endurer les cinq dernières minutes. Sauf que lorsque j'en serai rendue à des sorties de 7-8 kilomètres (objectif à moyen-terme, disons un an?), j'ai peur de me démotiver.
Je me demande donc si c'est normal, si ça va perdurer ou si ça va se régler avec le temps. Sinon, s'il y a un moyen de passer par-dessus cette lassitude du trente minutes...
lundi 9 juillet 2012
Faire le vide
J'écris ça en écoutant une magnifique reprise de The Scientist de ColdPlay par Willie Nelson (!!!).
Je me disais plus tôt aujourd'hui qu'étant donné que cette semaine sera pleine d'angoisse et d'insécurité, j'allais devoir me perdre dans l'activité physique pour pouvoir m'en sortir saine d'esprit. C'est une chose que je n'aurais jamais pu concevoir il y a de cela un an. Je suis donc allée me débarasser de mes soucis en allant m'entraîner.
Soulever des poids me défoule. Le stress me drive tellement, qu'on dirait que je pourrais soulever un mammouth (C'est gros, un mammouth). On dirait que tout d'un coup, j'ai des réserves d'énergie insoupçonnées dans lesquelles je peux puiser. Parfois, j'ai seulement besoin d'aller courir, de faire le vide en me concentrant sur le rythme de mes pas sur le bitume, de ressentir mon high d'endorphines post-course, pour me libérer du poids sur mes épaules. La course, c'est un remède pour le coeur.
Je pense que je devrais survivre à cette semaine, parce que maintenant, je sais gérer mon angoisse. Quand je sens ma poitrine qui se serre et les larmes me monter aux yeux, je sais quoi faire.
Bonus : Vous aussi, vous pourrez l'écouter, ma chanson.
Je me disais plus tôt aujourd'hui qu'étant donné que cette semaine sera pleine d'angoisse et d'insécurité, j'allais devoir me perdre dans l'activité physique pour pouvoir m'en sortir saine d'esprit. C'est une chose que je n'aurais jamais pu concevoir il y a de cela un an. Je suis donc allée me débarasser de mes soucis en allant m'entraîner.
Soulever des poids me défoule. Le stress me drive tellement, qu'on dirait que je pourrais soulever un mammouth (C'est gros, un mammouth). On dirait que tout d'un coup, j'ai des réserves d'énergie insoupçonnées dans lesquelles je peux puiser. Parfois, j'ai seulement besoin d'aller courir, de faire le vide en me concentrant sur le rythme de mes pas sur le bitume, de ressentir mon high d'endorphines post-course, pour me libérer du poids sur mes épaules. La course, c'est un remède pour le coeur.
Je pense que je devrais survivre à cette semaine, parce que maintenant, je sais gérer mon angoisse. Quand je sens ma poitrine qui se serre et les larmes me monter aux yeux, je sais quoi faire.
Bonus : Vous aussi, vous pourrez l'écouter, ma chanson.
mardi 3 juillet 2012
Désespérances et normalité
C'est peut-être moi qui ne travaille pas assez fort, ou c'est peut-être mon coeur qui n'est pas assez robuste, mais après sept mois d'entraînement, je ne réussis toujours pas à courir 5km à une vitesse acceptable. Non, je corrige : Je ne réussis même pas à courir 5km. À part la déception et le désespoir, je me suis demandé si c'était normal. On voit régulièrement des gens réussir un programme genre Couch-to-5k en moins de deux mois, alors sept mois sans réussir, c'est... bizarre. Non seulement la distance n'augmente pas, mais la vitesse est de pire en pire. Je cours aussi lentement que je marche!
Je ne comprends pas ce qu'il se passe. J'ai beau me dire qu'au moins, je prends mon temps, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que je ne suis peut-être pas normale. Je ne suis peut-être pas faite pour faire de la course, ou bien devenir une athlète. Je suis peut-être juste faite pour être en mesure de pratiquer un sport sans nécessairement devenir bonne ou avoir beaucoup d'endurance. Je suis peut-être celle qui, malgré ma capacité de courir, serait la première piétinée par un mammouth lors d'une partie de chasse préhistorique, parce que la sélection naturelle en aura décidé ainsi.
Je continue malgré tout, mais le 23 septembre arrive à grands pas et je ne pense pas être prête à temps pour la course. Au rythme où ça évolue (en fait, ça n'évolue pas du tout...), ça risque fort bien d'être un échec et ça, ça me fait peur. J'ai travaillé tellement fort depuis le mois de décembre, pour arriver à courir, que je ne pardonnerais pas à mon corps de m'avoir trahie de cette manière.
J'en ai parlé à mon copain, qui lui me dit qu'il a entièrement confiance en moi et qu'il me croit capable de réussir. J'aimerais vraiment y croire, sauf que pour le moment, je doute plus qu'autre chose. Il est optimiste, il m'encourage, mais de mon côté, je viens de frapper un mur. Je ne comprends pas, je trouve ça injuste et je ne sais pas du tout comment obliger mon corps à coopérer. C'est beau, l'optimisme, mais je n'y arrive plus. Je n'ai pas envie d'abandonner, j'ai envie de relever le défi, j'ai envie de me dépasser, sauf qu'on dirait que mon enveloppe physique me nargue, qu'elle me dit "NANANANA! Tu réussiras pas, parce que MOI, j'ai décidé que tu serais pas bonne! NANANANA!".
Bon sang que c'est frustrant.
Je ne comprends pas ce qu'il se passe. J'ai beau me dire qu'au moins, je prends mon temps, mais je ne peux pas m'empêcher de penser que je ne suis peut-être pas normale. Je ne suis peut-être pas faite pour faire de la course, ou bien devenir une athlète. Je suis peut-être juste faite pour être en mesure de pratiquer un sport sans nécessairement devenir bonne ou avoir beaucoup d'endurance. Je suis peut-être celle qui, malgré ma capacité de courir, serait la première piétinée par un mammouth lors d'une partie de chasse préhistorique, parce que la sélection naturelle en aura décidé ainsi.
Je continue malgré tout, mais le 23 septembre arrive à grands pas et je ne pense pas être prête à temps pour la course. Au rythme où ça évolue (en fait, ça n'évolue pas du tout...), ça risque fort bien d'être un échec et ça, ça me fait peur. J'ai travaillé tellement fort depuis le mois de décembre, pour arriver à courir, que je ne pardonnerais pas à mon corps de m'avoir trahie de cette manière.
J'en ai parlé à mon copain, qui lui me dit qu'il a entièrement confiance en moi et qu'il me croit capable de réussir. J'aimerais vraiment y croire, sauf que pour le moment, je doute plus qu'autre chose. Il est optimiste, il m'encourage, mais de mon côté, je viens de frapper un mur. Je ne comprends pas, je trouve ça injuste et je ne sais pas du tout comment obliger mon corps à coopérer. C'est beau, l'optimisme, mais je n'y arrive plus. Je n'ai pas envie d'abandonner, j'ai envie de relever le défi, j'ai envie de me dépasser, sauf qu'on dirait que mon enveloppe physique me nargue, qu'elle me dit "NANANANA! Tu réussiras pas, parce que MOI, j'ai décidé que tu serais pas bonne! NANANANA!".
Bon sang que c'est frustrant.
dimanche 24 juin 2012
Frustration de bris de corps
J'ai toujours été sédentaire. À l'école primaire, j'étais la cible de moqueries car je courais aussi vite qu'une tortue. J'avais peur du ballon lorsqu'il se dirigeait vers moi, et je perdais toujours au tir au poignet. Ça ne s'est pas amélioré au secondaire, lorsque j'ai lamentablement échoué une étape en éducation physique, discipline normalement supposée faire remonter une moyenne qui tire vers le bas. Puisque j'avais toutes les raisons du monde de détester le sport, eh bien je suis devenue une sédentaire endurcie. Pas de vélo, pas de marche, pas de course, je suis bien trop mauvaise pour en faire.
Ça a duré jusqu'à mes 25 ans, puis ça a fini par changer. Je me trouvais grosse, je n'étais pas en forme et je me détestais. Mon copain et ma soeur m'ont encouragé à marcher et à m'inscrire à des activités amusantes, comme l'aérobie ou la Zumba. Ensuite, j'ai voulu commencer à courir, pour pouvoir suivre mon copain et accessoirement, avoir des jambes d'enfer. C'est là que les choses se sont gâtées. J'ai souffert, au point où je me suis prise à regretter le temps où j'étais sédentaire et que mon seul risque de blessure était celui de me couper un bout de doigt avec une mandoline.
C'est à ce moment que j'ai appris la chose la plus importante qu'un sportif doit savoir. On n'a pas BESOIN d'avoir mal. L'effort doit y être, bien-sûr, mais la douleur, elle, jamais. Si ça fait mal, on arrête et on reprend une autre journée, c'est tout. Aggraver une blessure par orgueil, comme on dit en latin, c'est pas un bon move. Il faut apprendre à écouter son corps et comprendre que celui-ci a ses limites. Si on a été sédentaire toute notre vie, notre corps a besoin de temps pour s'acclimater à l'impact et au mouvement.
Si on se fait mal, il faut aussi se reposer et se donner du temps pour guérir. Il vaut mieux se reposer deux jours que de se retrouver au repos complet pendant un mois, parce qu'on n'aura pas écouté son corps. De plus, il ne faut pas hésiter à consulter. Il est important de savoir la nature du problème et quoi faire pour l'éviter à l'avenir. Je consulte un chiropraticien depuis deux ans et il c'est lui qui me guide lorsque ça va moins bien. J'aurais pu me ramasser en béquilles plus d'une fois, s'il n'avait pas été là pour m'arrêter et me mettre au repos quand il le fallait.
En prenant un temps d'arrêt, on peut avoir peur de perdre notre motivation. J'ai encore cette crainte-là. Quand je me suis fait mal pour la première fois, on m'a dit de me reposer une semaine. Pour moi, c'était comme si on me mettait en punition dans un coin. Un peu comme lorsque nos parents nous interdisaient de regarder la télévision parce qu'on a fait un mauvais coup. La frustration ressentie était immense. Pourquoi devrais-je me reposer alors que tout allait si bien, alors que je commençais à m'améliorer? Je crois avoir révisé mon vocabulaire de sacristie dans ma tête au moins deux ou trois fois. Et puis je me suis résignée à écouter mon professionnel de la santé. J'ai pris ma semaine de repos et une fois celle-ci terminée, j'ai compris pourquoi je devais ralentir. Une course sans douleur au terme d'un congé d'une semaine peut faire des miracles sur la motivation. Rien de tel que se sentir libre et maître de son corps pour recommencer l'entraînement et avoir le goût de continuer.
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