Affichage des articles dont le libellé est Blessure. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Blessure. Afficher tous les articles

vendredi 24 mai 2013

Alerte au tibia déficient

Fidèle à moi-même, j'ai aggravé une blessure en pratiquant un autre sport, que je pensais inoffensif. J'ai donc encore plus mal au périoste, depuis que j'ai fait 21 kilomètres de vélo lundi passé. Je suis allée voir le chiro mercredi après-midi, c'était vraiment douloureux. J'en ai des bleus tout le long du tibia droit. Ça a cependant beaucoup aidé, mais peut-être pas assez pour me permettre un 10 km samedi.

On me dit d'essayer à un pace assez lent, genre 8:00-8:30/km, d'arrêter si j'ai mal, de marcher pour le reste. Ça semble être un bon compromis. Si je ne me sens pas bien demain, il se peut même que je doive éviter de prendre le départ.

On verra comment ça évolue. Pour le moment, j'en suis à l'onguent Traumeel, aux jambières de compression et à la glace. Ça a l'air de ça (Oui, mes jambières sont rose nénane!):

Super professionnel, au bureau
Fait qu'on va savoir demain. Je me donne jusqu'à 30 minutes avant la course pour décider. Wish me luck.

jeudi 4 octobre 2012

Parce que faut bien continuer

Pendant que j'ai quelques minutes de libres, entre deux bouchées de boulettes IKEA, j'ai pensé que je pourrais venir écrire un peu ici. Il s'en est passé, des choses, depuis mon dernier billet. Après une première course quand même assez hardcore, j'ai continué l'entraînement en vue de la Classique MEC du 2 septembre, à Longueuil. Celle-là, j'allais la courir avec mon copain. Bizarrement, malgré la nervosité, je me sentais en confiance. Je connaissais le parcours, puisque j'avais été courir là quelques fois déjà. Je me donnais la permission de marcher en cas de besoin et comme Hugo était là, j'étais rassurée, car je n'allais pas me retrouver seule en queue de peloton. Alors je me suis présentée là, à 8h, les deux tibias pleins de tape, parce que bien entendu, y'avait fallu que je me blesse quelques semaines avant ma course. T'sais, c'est ma luck, ça.

Fait qu'on est partis. J'étais derrière, comme j'avais anticipé, mais je n'étais pas seule. J'ai commencé mollo, j'ai fini par dépasser quatre ou cinq personnes, pour finir avec un beau temps de 38min 39sec. Ça, c'est cinq minutes de moins que ma course du mois d'août. C'est aussi moins que 40 minutes. Voici donc ma face de fille bien heureuse d'avoir fini sa course sans problème majeur.


Après cette course-là, j'ai encore repris l'entraînement, en vue du 5km du Marathon de Montréal, qui avait lieu le 23 septembre dernier. Fait que je me suis tapé des intervalles, pis des courses de 4-5km à la fois, le tout, accompagné des maux de coeur qui vont normalement avec. (Ouais, j'ai la fâcheuse manie de ne pas m'hydrater comme du monde... J'ai fini par régler le problème, mais dans le temps, j'le savions pas!) Bref, c'était un entraînement bien ordinaire, pas trop rough, idéal pour une petite distance. J'ai fini par me rendre jusqu'au 23 septembre sans me péter la gueule, ça c'est pas pire, non plus...

Le 23, je me suis réveillée avec des papillons dans l'estomac, pour faire changement. J'ai quand même réussi à ingurgiter une rôtie au beurre de peanuts et une demie banane, ce qui relève carrément de l'exploit. J'ai calé une bouteille de 250ml de Gatorade orange, sous le regard horrifié de mon homme (il déteste ça), et on est partis de chez lui dans la froidure du p'tit matin. J'avais les yeux p'tits, p'tits, p'tits, mais je me sentais prête. Je suis arrivée dans mon coral, la nervosité est tombée, et je savais que ça allait bien aller.

L'effet de foule m'a donné un sacré coup de pied aux fesses lorsque j'ai voulu abandonner, les bénévoles étaient super enthousiastes et les gens sur les trottoirs qui nous encourageaient ont créé une super ambiance de course. J'ai fini mon 5km en 36min 30sec exactement, sans nausées ni étourdissements. J'ai crashé en après-midi, j'étais vraiment fatiguée, j'ai fini par dormir un gros deux heures. Pour conclure, voici en prime ma face et celle de Hugo, alors qu'on chillait au Parc Lafontaine, après la course.


mercredi 1 août 2012

Révision d'objectifs et chiâlage vestimentaire

Donc, comme les blessures ne se guérissent pas au rythme souhaité, je dois réviser mes objectifs. Courir mon 5km en 35 minutes n'est pas réaliste compte tenu du fait que j'ai dû prendre une pause de course de TROIS semaines. Trois longues semaines qui furent un enfer sur terre, dois-je préciser. Je cours 5km en 42 minutes assez facilement (Lire: En n'ayant pas envie de mourir aux deux minutes), alors je crois que viser 39 minutes (Non, pas 40, quand même, 39...) est raisonnable et que ce sera possible à atteindre avant le 2 septembre. Oui, le 2, car je ferai la Classique MEC au parc Michel-Chartrand, à Longueuil, avant de me lancer et de compléter le 5km du Marathon de Montréal vingt jours plus tard.

Assez pour la révision d'objectifs. Passons maintenant aux choses sérieuses. Quelqu'un, sur Twitter, a fait un commentaire sur l'absence de poitrine des athlètes olympiques, ce qui m'a fait penser à la fameuse idée préconçue qui veut qu'une sportive ne fasse pas plus d'un bonnet B. Idée qui se reflète dans les vêtements adaptés au sport. Essayez-donc de trouver un soutien-gorge qui offre, justement, du soutien, pour un 34 DD, voir. C'est ça que je pensais, c'est rare comme de la marde de pape. Parce qu'on sait toutes qu'il faut 1- Soit être mince avec des seins de grosseur raisonnable (Moins de C) ou 2- Plus Size avec des seins qui frôle le 40G pour pouvoir aller acheter son stock chez Addition-Elle. Si ton tour de poitrine est dans le 34 et que tu fais du DD, t'es faite. Gutted. On n'a rien pour toi. Parce que si tu es mince et sportive, forcément, t'es pas supposée avoir de seins. C'est d'un ridicule!

C'est la même chose pour les maillots de bain de sport. Un maillot speedo, dos croisé, sans soutien à l'intérieur, ça ne me sert à RIEN. J'ai pas envie d'aller faire des longueurs en bikini fancy, je veux quelque chose de confortable afin d'éviter les euh, débordements, appelons-ça comme ça. Mais, semble-t-il, je ne fais pas partie de la clientèle cible.

Fait que, chers fabriquants de vêtements sport, si vous offriez quelque chose pour les filles comme moi qui veulent du confort et du soutien à un prix raisonnable, vous auriez mon argent, c'est clair. Mais jusqu'à maintenant, vous ne me rendez pas la tâche facile, c'est même plutôt difficile, de vous donner mon argent, vous n'avez pratiquement rien pour moi. Dommage.

lundi 23 juillet 2012

Comment se jinxer 101

Je suis le genre de fille qui ne court pas après le bus en gougounes, qui modère sa vitesse dans les escaliers et qui a compris qu'il y a toujours un métro qui va passer après celui que je vais manquer si je cours pas pour me garrocher dedans (Bon, ok, pas si c'est le dernier). Sauf que des fois, je me jinxe. J'me crois invincible, et je finis par me péter la gueule de manière pas chic du tout.

J'suis TELLEMENT bonne là-dedans, me jinxer. Tellement, que lorsque je décide, pour UNE fois, de monter les escaliers roulants parce que j'allais être en retard, je me pète la gueule solidement. Sérieusement, je ne me suis jamais blessée à ce point auparavant. Je me sentais FABULOUS, je revenais du gym, j'avais plein d'énergie et surtout, j'avais la capacité de les monter, les maudits escaliers. Et pis là, j'ai euh, comment dire, surestimé le coefficient de diminution de la marche, rendue en haut. J'ai pas levé la jambe assez haut et puis j'ai trébuché. Je suis tombée sur les genoux, avant que le bras gauche ne décide de me lâcher et me fasse lourdement tomber sur le côté, comme une éléphante qui s'écrase. Rendue-là, j'avais les genoux en sang et l'orgueil ben bas... Mon coude gauche était aussi hors d'usage et un hématome multicolore était en cours de formation sur mon bras droit. Chic.

En plus d'avoir eu à endurer un paquet de jokes pas drôles de femme battue, j'ai eu à clopiner jusque chez mon chiro, un mardi matin, avec un genou qui refusait de déplier (le salaud) et un coude enflé. Que du bonheur. fait que je rentre là, pour me faire dire de prendre ça chill pendant une semaine et de me tenir sage comme une image. Une image, ça court pas. Ça veut dire que je suis clouée à mon sofa, ça, hein? Ouais, c'est ce que ça veut dire. Mais c'est pas tout! On arrive au coude, là, le coude enflé qui fait mal même quand j'y touche pas. Il se trouve que j'avais déjà une tendinite là avant de tomber et que j'ai probablement empiré mon cas lors de ma chute. Fait que BAM! congé forcé de gym pour 3 semaines. Pas le droit de rien soulever. Iiiiiih, ça va être le fun.

Tout ça pour dire que je trouve le temps long. Si j'avais été sage comme j'en ai l'habitude, je ne me serais pas fait mal et je pourrais aller faire du sport. Mais non. alors je vais passer mes vacances à écrire, à faire du crochet avec ma main valide et à pester contre ma jambe qui élance. Bra-vo.


dimanche 24 juin 2012

Frustration de bris de corps

J'ai toujours été sédentaire. À l'école primaire, j'étais la cible de moqueries car je courais aussi vite qu'une tortue. J'avais peur du ballon lorsqu'il se dirigeait vers moi, et je perdais toujours au tir au poignet. Ça ne s'est pas amélioré au secondaire, lorsque j'ai lamentablement échoué une étape en éducation physique, discipline normalement supposée faire remonter une moyenne qui tire vers le bas. Puisque j'avais toutes les raisons du monde de détester le sport, eh bien je suis devenue une sédentaire endurcie. Pas de vélo, pas de marche, pas de course, je suis bien trop mauvaise pour en faire.

Ça a duré jusqu'à mes 25 ans, puis ça a fini par changer. Je me trouvais grosse, je n'étais pas en forme et je me détestais. Mon copain et ma soeur m'ont encouragé à marcher et à m'inscrire à des activités amusantes, comme l'aérobie ou la Zumba. Ensuite, j'ai voulu commencer à courir, pour pouvoir suivre mon copain et accessoirement, avoir des jambes d'enfer. C'est là que les choses se sont gâtées. J'ai souffert, au point où je me suis prise à regretter le temps où j'étais sédentaire et que mon seul risque de blessure était celui de me couper un bout de doigt avec une mandoline. 

C'est à ce moment que j'ai appris la chose la plus importante qu'un sportif doit savoir. On n'a pas BESOIN d'avoir mal. L'effort doit y être, bien-sûr, mais la douleur, elle, jamais. Si ça fait mal, on arrête et on reprend une autre journée, c'est tout. Aggraver une blessure par orgueil, comme on dit en latin, c'est pas un bon move. Il faut apprendre à écouter son corps et comprendre que celui-ci a ses limites. Si on a été sédentaire toute notre vie, notre corps a besoin de temps pour s'acclimater à l'impact et au mouvement.

Si on se fait mal, il faut aussi se reposer et se donner du temps pour guérir. Il vaut mieux se reposer deux jours que de se retrouver au repos complet pendant un mois, parce qu'on n'aura pas écouté son corps. De plus, il ne faut pas hésiter à consulter. Il est important de savoir la nature du problème et quoi faire pour l'éviter à l'avenir. Je consulte un chiropraticien depuis deux ans et il c'est lui qui me guide lorsque ça va moins bien. J'aurais pu me ramasser en béquilles plus d'une fois, s'il n'avait pas été là pour m'arrêter et me mettre au repos quand il le fallait.

En prenant un temps d'arrêt, on peut avoir peur de perdre notre motivation. J'ai encore cette crainte-là. Quand je me suis fait mal pour la première fois, on m'a dit de me reposer une semaine. Pour moi, c'était comme si on me mettait en punition dans un coin. Un peu comme lorsque nos parents nous interdisaient de regarder la télévision parce qu'on a fait un mauvais coup. La frustration ressentie était immense. Pourquoi devrais-je me reposer alors que tout allait si bien, alors que je commençais à m'améliorer? Je crois avoir révisé mon vocabulaire de sacristie dans ma tête au moins deux ou trois fois. Et puis je me suis résignée à écouter mon professionnel de la santé. J'ai pris ma semaine de repos et une fois celle-ci terminée, j'ai compris pourquoi je devais ralentir. Une course sans douleur au terme d'un congé d'une semaine peut faire des miracles sur la motivation. Rien de tel que se sentir libre et maître de son corps pour recommencer l'entraînement et avoir le goût de continuer.