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jeudi 1 août 2013

Briser la glace - Courir avec les Pélicans

Hier, je suis allée courir en groupe pour la première fois, avec les Pélicans de Rosemont. J'ai reçu une grande leçon d'humilité, de même qu'un coup de pied au derrière pour continuer.

Tout d'abord, je suis lente. Pas juste lente, mais lente, lente. Ça fait un an et demi que je cours et j'en suis à un rythme tempo maximal de 6:50/km sur 5km lors des bonnes journées, sinon ça tourne plus autour de 7:00-7:15 en tempo. Sans parler de mes longues sorties qui se font à 7:30m/km. Bref, je suis lente. 

Ensuite, courir en groupe m'intimide. Étant lente, je finis toujours en queue de peloton ou à un kilomètre dudit peloton. Encourageant, n'est-ce pas? Ça donne envie, c'est fou!

Je ne savais pas à quoi m'attendre. On m'avait parlé d'entraînement par intervalles, de plyométrie, de trucs que je connais, quoi. Je me pointe donc là, hyper nerveuse et je commence l'entraînement. Et je craque. Et je braille comme une madeleine, parce que je suis ENCORE la dernière, parce que je suis la lente du groupe, comme je l'ai toujours été. Après un petit talk avec Éric, je me relève et je continue, avec la larme à l'oeil et la morve au nez. Parce que l'on se relève toujours, right?

Et parce que l'on finit ce que l'on commence. 

Finalement, je l'ai fait quatre fois, là côte du parc du Pélican. Cinq fois si on compte la boucle de la fin. Je me suis dit que je ne me laisserais pas abattre et que si j'étais tannée d'être dernière, je pouvais faire tout en mon pouvoir pour changer ça.

À la semaine prochaine, les Pélicans!

vendredi 31 mai 2013

Coopération corporelle

On est partis pour Ottawa le 25 mai au matin. Le temps était gris et il faisait drôlement froid. La 417 allait être longue... J'ai passé les 20 premières minutes du trajet avec de la glace sur la patte droite, question de finir ma job de domptage de tibia.

Fait que les deux heures de trajet ont fini par passer et on est débarqués au 55 Colonel By, pour aller chercher nos dossards. Je ne savais même pas encore si j'allais être en mesure de courir ce soir-là, c'est bien pour dire. On a aussi passé DEUX HEURES à attendre en file pour avoir la clé de notre chambre aux résidences universitaires. C'était pénible, j'avais faim et j'étais fatiguée. Le Monsieur était rendu au point où il en avait ras-le-bol de m'entendre répéter que j'avais mal au coeeeeeeur, parce que j'avais siiiiiiiiiiii faim... Inutile de vous dire la première chose que j'ai faite après avoir garroché mes affaires sur le lit. 

J'ai pris le temps de remettre de la glace pour 20 minutes et de faire une sieste. Je voulais être au sommet de ma forme, en mettant toutes les chances de mon côté pour réussir à courir. Je me suis appliquée à faire un taping si beau, que mon chiro en aurait pleuré de joie! J'étais prête. La fuel belt était pleine de Gatorade, mes jambes, de tape et ma tête, de détermination. Ça allait bien aller. La seule chose qui pouvait compliquer les choses était ma périostite. Le reste était sous contrôle, j'avias bien mangé durant les jours précédents, j'étais bien reposée et j'avais bien géré mon hydratation. il ne restait plus qu'à prendre le départ. Je me souviens clairement avoir avancé la tête haute et le pas sûr vers la ligne de départ, et d'avoir pris mon envol quelques secondes après y avoir posé le pied. C'était parti.

Kilomètre 1: J'ai fait attention à ma foulée, je me suis trouvé un lapin de fortune, puisqu'il n'y en avait même pas pour mon temps prévu. C'était un homme d'une quarantaine d'année, qui devait faire ça pour la première fois, mais qui courait à la bonne vitesse. Je me suis dit que ça durerait le temps que ça durerait, histoire de me partir à un rythme convenable.

Kilomètre 2: Oups, le lapin s'est arrêté. Parti trop vite, je suppose. J'ai tenté (vainement) de m'en trouver un autre, jusqu'à ce que je décide de me faire confiance et de setter mon propre pace, ce qui a été un succès jusqu'à la fin.

Kilomètre 3: Je courais depuis 22 minutes environ. Tout allait bien, le seuil critique tait passé, je n'aavais AUCUNE douleur, je pouvais donc continuer la course. YEAH!

Kilomètres 4-5-6: Méga bouchon au ravito, ça a ralenti! Je n'avais besoin de rien, je préfèrais gérer avec ma fuel belt, parce que j'avais la bonne quantité de liquide. On a croisé une équipe d'ambulanciers avec une dame qui a dû abandonner la course et mon coeur s'est serré. Elle était blessée.

Kilomètre 7 : Arg, ze down. Business as usual, ça va revenir.

Kilomètre 8 : Une madame m'a crié que j'avais de beaux bas (de compression, d'un magnifique rose nénane). Ça m'a vraiment donné le goût de rire. C'est vrai en plus qu'ils sont beaux, mes bas!

Kilomètre 9: Baof, on commence à se foutre d'être mort, quand il n'en reste qu'un seul, je suppose. Ce dernier kilomètre s'est bien passé. J'ai voulu pousser vers la fin, mais le mal de coeur s'est pointé, j'ai dû ralentir et j'ai fini en 1:16:01. 

Une autre médaille à ma collection
Pas pire pour une fille qui boitait quatre jours avant, hein? J'en ai déduit que c'était le stress. Deux jours après la course, je suis allée voir le chiro, qui m'a légèrement ri dans la face en me tâtant la jambe. "Ben là, Val, t'as presque plus rien!" 

Ouais. Tout ça pour presque plus rien. 

vendredi 24 mai 2013

Alerte au tibia déficient

Fidèle à moi-même, j'ai aggravé une blessure en pratiquant un autre sport, que je pensais inoffensif. J'ai donc encore plus mal au périoste, depuis que j'ai fait 21 kilomètres de vélo lundi passé. Je suis allée voir le chiro mercredi après-midi, c'était vraiment douloureux. J'en ai des bleus tout le long du tibia droit. Ça a cependant beaucoup aidé, mais peut-être pas assez pour me permettre un 10 km samedi.

On me dit d'essayer à un pace assez lent, genre 8:00-8:30/km, d'arrêter si j'ai mal, de marcher pour le reste. Ça semble être un bon compromis. Si je ne me sens pas bien demain, il se peut même que je doive éviter de prendre le départ.

On verra comment ça évolue. Pour le moment, j'en suis à l'onguent Traumeel, aux jambières de compression et à la glace. Ça a l'air de ça (Oui, mes jambières sont rose nénane!):

Super professionnel, au bureau
Fait qu'on va savoir demain. Je me donne jusqu'à 30 minutes avant la course pour décider. Wish me luck.

mercredi 1 mai 2013

Une session, un déménagement et 10km plus tard

Ouais ben, finalement, la session d'hiver était rough. J'ai travaillé fort et négligé ma vie sociale et mes écrits. Mais ça va, hein. J'ai des notes convenables et j'ai continué à courir.

Courir, parce que j'avais 10km au mois de février. Je pensais ne jamais être prête. J'ai été malade, je me suis blessée, j'ai slacké l'entraînement et je me suis retrouvée, trois semaines avant ma course, à paniquer parce que je n'étais pas prête. C'est là que j'ai eu l'idée du plan de marde le plus prodigieux ever, c'est à dire que je continuerais l'entraînement là où j'étais rendue et que le jour de la course, je courrais du mieux que je peux et que je finirais bien par finir. J'ai lâché mes objectifs de temps et je me suis concentrée sur l'endurance. De toute façon, c'était pas comme si j'avais réellement pu me fixer un objectif à atteindre, c'était mon premier.

Fait que je suis arrivée à Ottawa le 16 février dernier, avec ben du stress dans le bedon. On a été, le Monsieur et moi, chercher nos petits kits de course. Lui, il était bien content. Moi, j'avais juste envie de vomir. Ça partait mal, là, que je me disais. J'ai essayé de me convaincre, durant tout le reste de la journée, que j'allais avoir du fun, qu'on s'en sacrait, du chrono... Tout en me disant que j'aimerais bien ça finir en 1h20 gros max. J'ai quand même un peu d'orgueil.
Fait que c'est ça. Shit got real.

Alors on fast forward jusqu'au lendemain, on s'est levés à 5 heures... On regarde la température et on déchante vraiment gros. Ben oui, toi, ma seule course d'hiver, mon premier 10km, allait se passer à -29°C. C'est tu pas merveilleux. Non seulement j'allais devoir courir le double de ma distance habituelle, mais je devais aussi gérer le double de la distance habituelle à deux fois moins que la température habituelle. AHAHAHAHAH. Not. 

Je sais pas par quel mirable j'ai réussi à ingérer un déjeûner potable, mais c'est rentré et c'est pas ressorti. J'étais nerveuse. Angoissée. J'essayais vraiment de me convaincre de ne pas m'en faire. HAH! Comme si ça fonctionnait vraiment, ce genre d'affaire-là. Enfin, on est sortis prendre l'autobus (on a eu la brillante idée de ne pas prendre la voiture. Vraiment un bon move) dans le froid ottavien vers les 6 heures. Ouais, c'est tôt pour un dimanche matin. On était au milieu de nulle part et on se gelait les fesses solidement, comme en témoigne la photo suivante... 
Climat tropical

Le départ du Winterman avait lieu au Musée Canadien de la Guerre et au lieu d'un petit fusil ou d'un klaxon, nous avons eu droit à un coup de canon de l'armée. On peut pas vraiment avoir plus badass. En plus, pas de décompte. Juste un coup de canon pour faire sursauter tout le monde. Et là, le déclic. Ça allait être le fun, et j'allais considérer ça comme un gros party de course d'irréductibles pour qui ça prenait bien plus qu'un peu de froid pour les empêcher de courir. WOAH et quel party! J'étais en forme, j'avais du plaisir et la vue était pas mal du tout. Le parcours consistait en deux boucles de 5km chacune, ce qui aurait pu me décourager. Au contraire! Je savais à quoi m'attendre pour la deuxième et j'ai ainsi pu conserver mon énergie pour la dernière montée. J'ai fini avec un temps de 1h15, cinq minutes de moins que ce que je m'étais fixé comme seuil psychologique. 

Ce fut, somme toute, une expérience formidable. J'étais vraiment fière de l'avoir terminé et d'avoir eu la force de ne pas abandonner. Je regrette d'avoir attendu pour en parler ici, j'aurais aimé avoir le temps de le faire alors que c'était encore tout frais dans ma tête, mais les travaux scolaires et le déménagement ont contribué au retard. 

J'ai une autre expérience de course à raconter, mais ça, ça sera pour une prochaine fois. Pas dans trois mois, promis.

mercredi 5 décembre 2012

Mamie a fini

J'ai fini mon foulard.


J'en suis venue à bout, après avoir pesté contre les fils qui dépassaient et mon incapacité à les cacher comme il faut. Je le porte donc fièrement, parce que ça serait cave de ne pas exhiber le fruit de mon dur labeur.

J'ai aussi commencé un autre projet, que j'avais mentionné la dernière fois. Je vais par contre manquer de laine très bientôt et je devrai aller faire provision chez Effiloché, sur la Plaza St-Hubert. Quel dommage, je devrai aller me régaler des yeux dans le temps de la laine. J'ai vu pire comme supplice. En plus, la confiserie Oscar est à quelques pas seulement, j'en profiterai pour acheter du thé pour mes truffes au thé et au chocolat de Tanzanie.

En tout cas, la couverture fait penser à un granny square géant, crocheté à quatre brins. Je change um brin à chaque deux rangs, pour faire un dégradé. Jusqu'à maintenant, ça donne ça et je trouve le tout bien joli:


J'ai déjà la texture chunky des grosses mailles. Je trouve ça réconfortant, comme une bonne soupe, mettons. Lorsque j'aurai fini ma couverture, je m'attaquerai à un plus gros projet. Je vais faire une espèce de capuchon/foulard, qui n'est pas tout-à-fait un passe-montagne, ni un capuchon, ni un foulard. C'est comme un foulard infini qu'on peut ramener sur la tête. En tout cas, ça va être ben beau et ça va être tricoté en Brown Sheep laine/cachemire, et ça va avoir la couleur d'un beau pain d'épices. J'ai déjà hâte, ça va être chaud et doux ♥

Enfin, c'est tout pour les ouvrages en laine. Passons maintenant aux choses sérieuses, ma motivation. Ces temps-ci, j'ai tellement de la difficulté à me lever, le matin, c'est ridicule. Sauf lorsque je vais courir. Alors je me fais un point d'honneur de sortir un jour sur deux, pour bien me réveiller. J'y suis allée lundi et encore ce matin. Même distance, environ 5km. Mais mon temps! MON TEMPS! Ça diminue et je suis passée sous la barre des 35 minutes. WOU-AW. Je recommencerai aussi à augmenter ma distance d'un kilomètre à chaque deux semaines, à partir de dimanche, question de peut-être être prête pour le 17 février, je dis ça de même...

mercredi 28 novembre 2012

Crochet et adrénaline

J'avais promis que je reviendrais parler de ma première course toute seule et je ne l'ai pas fait, je m'en excuse. Enfin, je l'ai fait, et j'ai eu mon meilleur chrono de la saison.

J'avais tellement peur, que j'ai tenu la main de mon homme jusqu'à la ligne de départ. Le pauvre, il ne savait plus quoi faire pour me rassurer. J'ai eu mal au ventre durant tout le trajet pour se rendre au parc Maisonneuve et j'ai eu la tremblotte jusqu'au départ et probablement même après.

J'ai fini par franchir le premier kilomètre vraiment trop vite, en 6:30. Je savais que je ne pouvais pas maintenir le rythme, alors je me suis trouvé un lapin (merci, monsieur au chandail bleu!) et j'ai continué à un peu moins de 7:00/km, pour le reste du parcours. J'ai probablement été en mesure de pousser plus parce que j'étais seule et que j'avais personne à qui parler (!) pour m'essouffler davantage.

Il y avait aussi le vent et les feuilles. Je me suis surprise, durant quelques secondes, à fermer les yeux pour mieux sentir la brise. J'ai fini les cinq kilomètres en 35:05, en atteignant par le fait-même mon objectif pour cette année.

Et ensuite il y a eu l'augmentation de la distance parcourue jusqu'à 7.5 kilomètres et puis plus rien. Les antibiotiques, le rhume et la fatigue ont pris le dessus et m'ont mis K.O. durant trois semaines. J'ai recommencé à courir récemment, cinq kilomètres à la fois, avec un peu trop de marche à mon goût. Faudra se forcer si je veux être prête pour février.

Par contre, je me suis pas mal débrouillée en termes de divertissement, durant ce temps de repos forcé. Tout d'abord, j'ai presque fini mon foulard en granny squares, et ça ressemble à ceci:


Il ne me reste qu'à camoufler les fils et à me faire une belle frange à chaque extrémité. Il s'agit de mon premier VRAI projet de crochet, et juste la perspective de le terminer me rend folle de joie. Mon prochain projet sera une jetée dans les tons de rouge, d'orange et de jaune, pour le salon. J'ai l'approbation du Monsieur, alors j'en profite. 

J'ai aussi fait une excellente femme de maison de moi-même (mouin... mettons) et j'ai commencé ma popotte de Noël. Je suis vraiment contre toute forme de manifestation du temps des Fêtes avant le 1er décembre, mais quand on fait des gâteaux aux fruits confits, on n'a pas le choix, parce qu'il faut que ça soit fait au moins un mois avant la première dégustation, si on veut bien les imbiber d'alcool. 

Alors dimanche passé, j'ai décidé de transformer la cuisine de mes parents en chantier et j'ai fait mes gâteaux sans les manquer. Ils sont suffisamment cuits, ont l'air vriament trop délicieux et surtout, sont inaccessibles pour les trente prochains jours. Pour mieux résister à la tentation, je les ai relégués aux oubliettes mis dans le réfrigérateur d'appoint de mes parents, loin de ma vue. Mais avant de les cacher, j'ai quand même pris une photo, pendant qu'ils cuisaient, alors voici:


Ça a l'air follement bon. Mais ça, on ne le saura pas avant le 1er janvier. Patience...

mercredi 17 octobre 2012

Voir plus grand

C'est après avoir 5km lors du Marathon de Montréal, que j'ai décidé qu'il était temps de voir plus grand. Mon temps n'a pas cessé de s'améliorer, me récupère de mieux en mieux après chaque course et j'éprouve de plus en plus de plaisir à participer à ce genre d'événement.

Alors je me lance et je m'entraîne pour un 10km.

J'en ai parlé à ma kiné et à mon chiro et les deux m'ont donné le go. Ma première course de 10km aura lieu le 17 février, à Ottawa. Ben oui, je suis téméraire de même, moi. en plein hiver, let's go! Se geler les fesses, c'est toujours un bon moyen de se motiver à continuer, de toute façon, alors autant commencer comme ça.

Dans un autre ordre d'idées, j'ai oublié de mentionner que mon prochain 5km serait on my own. Et pis ça me fait franchement peur. N'étant pas encore assez rapide pour suivre le peloton, je me retrouve souvent derrière tout le monde. D'habitude, Monsieur court avec moi, en soutient moral. Mais là, niet. Je serai toute seule, comme une grande, avec personne pour me motiver à continuer quand je bloque au troisième kilomètre. A-yo-ye.

Fait que je vais me prévoir de la musique, pour me donner un peu de courage quand je vais en manquer. Je pense me monter une playlist pas mal épique, pour me trouver swell d'être encore capable de courir à l'arrivée!

J'en reparlerai quand l'exploit aura été accompli.

jeudi 4 octobre 2012

Parce que faut bien continuer

Pendant que j'ai quelques minutes de libres, entre deux bouchées de boulettes IKEA, j'ai pensé que je pourrais venir écrire un peu ici. Il s'en est passé, des choses, depuis mon dernier billet. Après une première course quand même assez hardcore, j'ai continué l'entraînement en vue de la Classique MEC du 2 septembre, à Longueuil. Celle-là, j'allais la courir avec mon copain. Bizarrement, malgré la nervosité, je me sentais en confiance. Je connaissais le parcours, puisque j'avais été courir là quelques fois déjà. Je me donnais la permission de marcher en cas de besoin et comme Hugo était là, j'étais rassurée, car je n'allais pas me retrouver seule en queue de peloton. Alors je me suis présentée là, à 8h, les deux tibias pleins de tape, parce que bien entendu, y'avait fallu que je me blesse quelques semaines avant ma course. T'sais, c'est ma luck, ça.

Fait qu'on est partis. J'étais derrière, comme j'avais anticipé, mais je n'étais pas seule. J'ai commencé mollo, j'ai fini par dépasser quatre ou cinq personnes, pour finir avec un beau temps de 38min 39sec. Ça, c'est cinq minutes de moins que ma course du mois d'août. C'est aussi moins que 40 minutes. Voici donc ma face de fille bien heureuse d'avoir fini sa course sans problème majeur.


Après cette course-là, j'ai encore repris l'entraînement, en vue du 5km du Marathon de Montréal, qui avait lieu le 23 septembre dernier. Fait que je me suis tapé des intervalles, pis des courses de 4-5km à la fois, le tout, accompagné des maux de coeur qui vont normalement avec. (Ouais, j'ai la fâcheuse manie de ne pas m'hydrater comme du monde... J'ai fini par régler le problème, mais dans le temps, j'le savions pas!) Bref, c'était un entraînement bien ordinaire, pas trop rough, idéal pour une petite distance. J'ai fini par me rendre jusqu'au 23 septembre sans me péter la gueule, ça c'est pas pire, non plus...

Le 23, je me suis réveillée avec des papillons dans l'estomac, pour faire changement. J'ai quand même réussi à ingurgiter une rôtie au beurre de peanuts et une demie banane, ce qui relève carrément de l'exploit. J'ai calé une bouteille de 250ml de Gatorade orange, sous le regard horrifié de mon homme (il déteste ça), et on est partis de chez lui dans la froidure du p'tit matin. J'avais les yeux p'tits, p'tits, p'tits, mais je me sentais prête. Je suis arrivée dans mon coral, la nervosité est tombée, et je savais que ça allait bien aller.

L'effet de foule m'a donné un sacré coup de pied aux fesses lorsque j'ai voulu abandonner, les bénévoles étaient super enthousiastes et les gens sur les trottoirs qui nous encourageaient ont créé une super ambiance de course. J'ai fini mon 5km en 36min 30sec exactement, sans nausées ni étourdissements. J'ai crashé en après-midi, j'étais vraiment fatiguée, j'ai fini par dormir un gros deux heures. Pour conclure, voici en prime ma face et celle de Hugo, alors qu'on chillait au Parc Lafontaine, après la course.


vendredi 17 août 2012

Repeat after me - Répète après moi

"Tout va bien aller."


C'est la phrase que j'ai tenté de me faire entrer dans la tête toute la journée de mercredi. La veille, en bonne fille impulsive que je suis, j'ai décidé de m'inscrire au 5km Endurance de Dollard-des-Ormeaux, parce que mon amie y allait, parce que les filles de Twitter y allaient et parce qu'on m'a dit que j'aurais du fun. J'y ai cru, là, c'est pour ça que j'ai décidé d'y aller. Sauf que je suis de nature nerveuse-sans-bon-sens et que j'ai été stressée au max toute la journée. 

J'arrive là, le ventre endolori par les crampes nerveuses, l'estomac à l'envers avec les papillons stressants qui viennent avec et je ne tiens plus en place. Je vais chercher mon dossard. Je rencontre Véronique, qui n'était pas sure, elle non plus, que c'était bien moi qui la regardait d'un drôle d'air. On parle un peu, l'angoisse descend d'au moins cinq étages, c'est bon signe. Je m'échauffe. Je me dirige vers la ligne de départ, avec mon amie et ses collègues. Là, juste là, j'ai les jambes comme du coton et je me demande vraiment comment je vais faire pour mettre un pied devant l'autre. Je me dis que j'ai juste à courir du mieux que je peux. 

Et puis là, c'est le départ, je sens mon coeur me lâcher, parce que c'est LÀ, maintenant, que ça se passe. La nervosité me tue après 200 mètres, je suis déjà essoufflée, mon coeur bat trop vite. J'essaie de tenir jusqu'au premier kilomètre. Pas de montre, ni de musique pour m'aider à tenir, je trouve ça extrêmement dur. Mon orgueil en prend un sacré coup, lorsque je vois un groupe de sexagénaires me dépasser comme si de rien n'était. A-yo-ye. Mon amie Anick part devant, je suis seule, maintenant. La chaleur m'achève et la station d'eau est à 2.5km, 2.5km qui n'arrivent pas assez vite à mon goût. Je feel tout croche, j'ai envie de pleurer, parce que je ne comprends pas pourquoi c'est si dur, puisque je l'ai déjà fait! La maudite crampe revient sans cesse, j'en ai assez, je viens de boire un peu d'eau et de m'asperger le dos avec le reste, on dirait que ça va un peu mieux. Le troisième kilomètre arrive, le calvaire recommence. J'avais franchement envie de me pousser et de ne pas finir, tellement je me sentais mal. Juste quand j'allais exploser, je croise Geneviève, qui avait déjà fini depuis un petit bout, et qui m'a accompagnée jusqu'à la toute fin. Ça a été une bénédiction, vraiment. Je me sentais seule et pas très bonne, en plus de me sentir étrangement mal. Oui, il faisait chaud, oui, c'était humide, mais j'avais déjà couru dans de pires conditions. Là, j'avais quelqu'un pour m'accompagner, et ça m'a redonné un peu de courage pour terminer la course. 

J'ai fini par me rendre à la ligne d'arrivée, et ce qui devait arriver arriva, j'ai triomphalement dégueulé ma collation devant Geneviève, en guise de remerciement et de gâchis de première impression. On en a ri, mon orgueil était quand même grandement ratatiné... Mais j'ai survécu. J'ai su plus tard dans la soirée que j'avais couru 5 km avec un début de gastro, à la chaleur et à l'humidité. Tout ça, avec un temps pas si loin de mon temps habituel. J'ai peut-être fini avant-avant dernière, je suis peut-être loin derrière dans ma catégorie d'âge, mais essayez de faire ça dans l'état de santé où j'étais et on s'en reparlera. J'ai brisé la glace et pas rien qu'à peu près. Amenez-en d'autres, j'suis prête.

Remerciements, comme aux Oscars :

Anick, pour avoir assez insisté pour me donner le goût de m'inscrire
Isabelle (C'est bien ça?) et Véronique, pour m'avoir évité un infarctus, en me calmant un peu les nerfs
Geneviève, pour m'avoir sauvé la vie
Sylvie pour être venue nous encourager (Yééé! J'ai pu te voir!)

L'expérience était juste plus chouette parce que vous étiez-là! Si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seconde. Même avec le vomi. ;)

mercredi 1 août 2012

Révision d'objectifs et chiâlage vestimentaire

Donc, comme les blessures ne se guérissent pas au rythme souhaité, je dois réviser mes objectifs. Courir mon 5km en 35 minutes n'est pas réaliste compte tenu du fait que j'ai dû prendre une pause de course de TROIS semaines. Trois longues semaines qui furent un enfer sur terre, dois-je préciser. Je cours 5km en 42 minutes assez facilement (Lire: En n'ayant pas envie de mourir aux deux minutes), alors je crois que viser 39 minutes (Non, pas 40, quand même, 39...) est raisonnable et que ce sera possible à atteindre avant le 2 septembre. Oui, le 2, car je ferai la Classique MEC au parc Michel-Chartrand, à Longueuil, avant de me lancer et de compléter le 5km du Marathon de Montréal vingt jours plus tard.

Assez pour la révision d'objectifs. Passons maintenant aux choses sérieuses. Quelqu'un, sur Twitter, a fait un commentaire sur l'absence de poitrine des athlètes olympiques, ce qui m'a fait penser à la fameuse idée préconçue qui veut qu'une sportive ne fasse pas plus d'un bonnet B. Idée qui se reflète dans les vêtements adaptés au sport. Essayez-donc de trouver un soutien-gorge qui offre, justement, du soutien, pour un 34 DD, voir. C'est ça que je pensais, c'est rare comme de la marde de pape. Parce qu'on sait toutes qu'il faut 1- Soit être mince avec des seins de grosseur raisonnable (Moins de C) ou 2- Plus Size avec des seins qui frôle le 40G pour pouvoir aller acheter son stock chez Addition-Elle. Si ton tour de poitrine est dans le 34 et que tu fais du DD, t'es faite. Gutted. On n'a rien pour toi. Parce que si tu es mince et sportive, forcément, t'es pas supposée avoir de seins. C'est d'un ridicule!

C'est la même chose pour les maillots de bain de sport. Un maillot speedo, dos croisé, sans soutien à l'intérieur, ça ne me sert à RIEN. J'ai pas envie d'aller faire des longueurs en bikini fancy, je veux quelque chose de confortable afin d'éviter les euh, débordements, appelons-ça comme ça. Mais, semble-t-il, je ne fais pas partie de la clientèle cible.

Fait que, chers fabriquants de vêtements sport, si vous offriez quelque chose pour les filles comme moi qui veulent du confort et du soutien à un prix raisonnable, vous auriez mon argent, c'est clair. Mais jusqu'à maintenant, vous ne me rendez pas la tâche facile, c'est même plutôt difficile, de vous donner mon argent, vous n'avez pratiquement rien pour moi. Dommage.

lundi 23 juillet 2012

Comment se jinxer 101

Je suis le genre de fille qui ne court pas après le bus en gougounes, qui modère sa vitesse dans les escaliers et qui a compris qu'il y a toujours un métro qui va passer après celui que je vais manquer si je cours pas pour me garrocher dedans (Bon, ok, pas si c'est le dernier). Sauf que des fois, je me jinxe. J'me crois invincible, et je finis par me péter la gueule de manière pas chic du tout.

J'suis TELLEMENT bonne là-dedans, me jinxer. Tellement, que lorsque je décide, pour UNE fois, de monter les escaliers roulants parce que j'allais être en retard, je me pète la gueule solidement. Sérieusement, je ne me suis jamais blessée à ce point auparavant. Je me sentais FABULOUS, je revenais du gym, j'avais plein d'énergie et surtout, j'avais la capacité de les monter, les maudits escaliers. Et pis là, j'ai euh, comment dire, surestimé le coefficient de diminution de la marche, rendue en haut. J'ai pas levé la jambe assez haut et puis j'ai trébuché. Je suis tombée sur les genoux, avant que le bras gauche ne décide de me lâcher et me fasse lourdement tomber sur le côté, comme une éléphante qui s'écrase. Rendue-là, j'avais les genoux en sang et l'orgueil ben bas... Mon coude gauche était aussi hors d'usage et un hématome multicolore était en cours de formation sur mon bras droit. Chic.

En plus d'avoir eu à endurer un paquet de jokes pas drôles de femme battue, j'ai eu à clopiner jusque chez mon chiro, un mardi matin, avec un genou qui refusait de déplier (le salaud) et un coude enflé. Que du bonheur. fait que je rentre là, pour me faire dire de prendre ça chill pendant une semaine et de me tenir sage comme une image. Une image, ça court pas. Ça veut dire que je suis clouée à mon sofa, ça, hein? Ouais, c'est ce que ça veut dire. Mais c'est pas tout! On arrive au coude, là, le coude enflé qui fait mal même quand j'y touche pas. Il se trouve que j'avais déjà une tendinite là avant de tomber et que j'ai probablement empiré mon cas lors de ma chute. Fait que BAM! congé forcé de gym pour 3 semaines. Pas le droit de rien soulever. Iiiiiih, ça va être le fun.

Tout ça pour dire que je trouve le temps long. Si j'avais été sage comme j'en ai l'habitude, je ne me serais pas fait mal et je pourrais aller faire du sport. Mais non. alors je vais passer mes vacances à écrire, à faire du crochet avec ma main valide et à pester contre ma jambe qui élance. Bra-vo.


lundi 16 juillet 2012

Les trente premières

Au tout début, mes sorties de course se résumaient à un difficile 15 minutes dans les rues du voisinage et puis à quelques centaines de mètres de marche, pour récupérer. Maintenant que je me sais capable de dépasser la barre des 30 minutes, un problème survient à chaque fois, lorsque je cours seule. Le temps devient long. Je trouve laborieux de continuer après une demie-heure. Lorsque je cours avec des gens, je n'ai pas ce problème, puisque souvent, on arrive à converser un peu, malgré l'effort, mais seule, c'est inévitable. On dirait que malgré que mon corps soit en mesure de continuer, le mental, lui, bloque. J'ai beau écouter de la musique, passer en revue mes problèmes et leur trouver des solutions, me concentrer sur la sensation de mes semelles sur le sol, après un certain temps, je n'ai plus rien pour occuper mes pensées et continuer devient très pénible. On dirait qu'une sorte de lassitude s'installe pour m'empêcher de continuer.

Et ça me fait peur.

Cinq kilomètres en plus ou moins 35 minutes est mon objectif pour cette année. À la limite, je peux me pousser assez pour endurer les cinq dernières minutes. Sauf que lorsque j'en serai rendue à des sorties de 7-8 kilomètres (objectif à moyen-terme, disons un an?), j'ai peur de me démotiver.

Je me demande donc si c'est normal, si ça va perdurer ou si ça va se régler avec le temps. Sinon, s'il y a un moyen de passer par-dessus cette lassitude du trente minutes...

samedi 7 juillet 2012

Courir pour aimer son corps

Hier, je suis allée chez le médecin. Après m'avoir félicitée d'avoir perdu 30 livres en un peu plus d'un an, celui-ci a cherché à savoir comment j'y suis arrivée. Il m'avait demandé, l'an passé, si j'avais besoin de ressources, mais je lui avais répondu que j'allais y arriver moi-même. Et c'est ce que j'ai réussi à faire.

Après avoir mentionné les changements apportés à mon alimentation, j'ai parlé du sport. J'ai parlé de la haine que j'avais envers le sport qui s'est transformée graduellement en passion. Et mon médecin m'a alors parlé d'endorphines, de bien-être et d'image corporelle.

Quand il demande à ses patients de perdre du poids, il leur demande de mieux manger, mais insiste beaucoup sur l'activité physique. Selon-lui, en sortant d'un mode de vie sédentaire et en bougeant de plus en plus, on arrive à apprécier son corps. On est en mesure de s'aimer un peu plus, parce qu'en pratiquant un sport, on apprend à faire confiance à son corps, à évoluer avec lui et à s'en faire un ami.

Si on court, c'est parce qu'on fait confiance à nos jambes, on se fie à notre corps pour nous transporter et nous procurer la sensation de bien-être causée par les endorphines par la suite. On arrive à un point où on ne peut plus détester son corps. Celui-ci se transforme grâce à son énergie. Si on peut en venir à s'apprécier, c'est parce notre corps, cette machine extraordinaire, s'est transformé lui-même, un pas à la fois. Suffit de faire fonctionner ladite machine.